10 conseils pour arrêter la coke

De l’article 10 conseils pour arrêter la coke — octobre 2013 — qui a recueilli des centaines de commentaires et mails en quelques jours. C’est pourquoi une page peut lui être désormais dédié. Bonne chance à tous !

Les conseils pour arrêter la cocaïne sont rares, voire inexistants, sur Internet… Alors s’en suit ma propre méthode. J’espère te donner les tips nécessaires. Si tu me suis à la lettre, ça devrait marcher !

1. Couper certaines fréquentations
Une des règles primordiales. La plus compliquée à mettre en place aussi. C’est dur de dire à ses amis « je ne vais plus te voir en soirée ». Mais c’est infaillible, du moins pendant quelques mois. Au départ, à mes premières tentatives, j’ai continué à fréquenter ceux qui consommaient, me disant que j’allais pouvoir résister. Mais le problème n’est pas nous, cela peut aussi être eux. Il est compliqué pour un consommateur de consommer seul : il avait l’habitude de partager avec toi, qui plus est si c’est un très bon ami. Alors il proposera, c’est sûr. C’est ainsi que je suis tombée dans le panneau et que j’ai rechuté. A ma troisième tentative, la dernière et la bonne, j’ai appliqué cette méthode et j’ai coupé les ponts avec au moins six de mes amis proches. Je les voyais plutôt pour déjeuner. Mais jamais après 18h…

2. Supprimer les numéros
A faire en premier lieu. Le problème c’est que les dealers ce sont des commerciaux qui changent de numéro toutes les secondes. Si tu leur as été fidèle, ton numéro est écrit dans leur carnet et à chaque changement, il t’enverra son nouveau 07. Il ne faut donc pas hésiter à leur envoyer des « STOP » et si ça ne fonctionne pas à les appeler (en général, il flippe et te laisse tranquille après).

3. En parler à ses proches
J’en ai parlé à tous mes amis. Je leur ai raconté mes souffrances et ma décision d’arrêter. Certains ont compris, m’ont épaulée et écoutée. C’est très important d’en parler, cela permet de concrétiser la situation et de rendre véritable l’action d’arrêter.

4. Partir tôt des soirées (voire les éviter) 
Dans la catégorie « je grandis » y’a cette idée de moins sortir, peut-être pour être moins tentée aussi. Mes escapades nocturnes parisiennes en club ou soirées appart’ se comptaient à l’époque entre cinq ou six par semaine. Elles se sont réduites à une ou deux. 

Sinon, quand je sortais, si les lignes commençaient à tourner, je m’enfuyais. Cela m’a value de partir parfois avant minuit, d’être triste de rentrer chez moi, mais c’était obligé: je ne pouvais pas me faire confiance encore. Mais n’ayez crainte ! ça ne dure qu’un temps. Maintenant, 4 mois clean, et je re-sors jusqu’à 6h du matin, ça tape dans tous les coins, mais je ne suis plus tentée du tout.

5. Faire les brocantes le dimanche matin
Quel bonheur d’avoir un dimanche ! Je ne connaissais plus cela depuis mes 19 ans ! Il m’arrive de me lever à 7h ce jour là parce que j’ai décidé de ne pas sortir la veille (un film au cinéma tout au plus) et d’aller me promener le long du canal Saint-Martin. Le ciel est frais, on croise des jeunes bourrés, c’est très drôle. Mais surtout, on vit ! Finis les fins de week-end de descente au fond du lit, à ne pouvoir rien faire et se morfondre du lundi. Le dimanche devient un jour exceptionnel, et je ne fabule pas !

6. Ne PAS fréquenter les Narcotiques Anonymes
Oh non ! Si tu veux déprimer, si tu veux pleurer alors vas-y ! Au début, je pensais que c’était une bonne idée, que j’allais pouvoir rencontrer des gens qui me donneraient de vrais conseils, des personnes cool et détendus, un soutien.
Mais en fait, c’est un hôpital psychiatrique ! tu écoutes pendant 3 heures des mecs clean d’héroïne depuis seulement 1 semaine, qui ont fait 6 tentatives de suicide ou qui t’expliquent que la vie c’est de la merde. C’est la déprime assurée !

(pour lire l’article Narcotiques + Anonymes)

7. Se souvenir des pires descentes
Souvent, je me suis raccrochée à des souvenirs désastreux, des images de moi qui rentre à l’aube total fracassée, de mes pertes de mémoires, de mes sautes d’humeur, de mes hurlements, de mes pleurs, de cette fois où j’ai eu peur parce que je ne voyais plus rien…

8. Faire du sport avant de sortir
Ah ! une des meilleures solutions, très mise en pratique par les mecs ! Faire du sport avant de sortir, genre le vendredi ou le samedi de 19h à 21h, ça permet de te détendre, de sortir tout le stress de la journée, de réfléchir aussi à ta soirée. Ca donne aussi beaucoup d’énergie. Je me suis rendue compte qu’après un bon footing et bien, le soir je buvais moins et mieux, pareil pour la cigarette et je pouvais sortir bien tard. A adopter au plus vite !

9. Regarder son compte en banque
Bon, je crois que tout est dans le titre…

10. Ne plus jamais y toucher 
Alors oui : cette règle est infaillible. Si tu y retouches une fois, même au bout de 5 ou 6 mois d’abstinence ou plus ou moins, tu vas replonger. Pour l’avoir tenté ! Je me disais « oh, une trace, pas plus, ça fait trois mois que j’ai rien touché, ça va aller… » et tu finis toute la soirée avec ta paille dans le pif, et le lendemain et les semaines qui suivent. Après — avec grand malheur — c’est toute une motivation à remettre en route…

Bonus : Arrêter de fumer
Alors c’est vraiment bonus, parce que déjà si tu as arrêté la drogue dure c’est chapeau ! Mais sache que d’arrêter la clope ça aide à ne pas recommencer la coke. La cocaïne appelle la cigarette. Si tu ne fumes pas, tu réfléchiras à deux fois avant de prendre une ligne, parce que là, double échec, tu fumeras aussi.  C’est un état d’esprit, être sain, prendre soin de son corps et de son cerveau.

N’hésite pas à me poser des questions, j’y répondrai avec joie !

Juliette F.

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38 commentaires

  1. Bonsoir ou bonjour Juliette.

    Insomnie… Cause évidente.

    Nom d’un chien il est difficile d’effacer les numéros et les SMS ( qui restent dans le portable même si on efface le contact dans son répertoire).

    Donc aujourd’hui je viens d’effacer les contacts et les SMS (ainsi que les contacts et SMS des personnes qui connaissaient les vendeurs)

    Bon. C’est fait.
    C’est un minuscule début. De rien

    Je vais m’appliquer pour la suite et je compte sur vous qui aimez ce blog pour un soutien même petit, car ça y est je ne supporte plus de taper toute la nuit.
    Je passe a côté d’une partie (sans doute plus belle et plus réelle) de ma vie.

    Merci Juliette pour tes conseils simples qui enfin permettent de se mettre en chemin.

    Le pire est dans doute a venir mais c’est aussi pour du mieux…. Dans quelques temps.

      1. Eh non comme je le disais dans un commentaire suite à ton message sur Berlin j’ai chuté.

        Je compte cette fois tenter de me faire aider par un pro ( pas de groupe ahah)

        Mes amis sont là. Mais je n’ai pas encore parlé de la récente rechute.
        J’ai tenu un mois et demi et un soir POUF. Craquage et depuis 10 jours pareil.

        C’est tellement agaçant. Cela m’aspire sans que je puisse me retenir. Pourtant mon cerveau fonctionne encore.

        Bref c’est ça l’addiction. S’infliger une souffrance.

        Je retourne effacer les numéros.

        A bientôt pour des nouvelles.

        Alma.

  2. Bonsoir ou Bonjour à tous, toutes, (décalage horaire 22h59 en guyane),
    Toute d’abord bravo à tous ceux qui sont là, en tant consommateurs (trices), entourage etc… et un grand merci à Juliette, (paix et amour à vous et autour de vous….)
    Je me présente Matiti 41 ans, 3 adorables enfants (vivants en métropoles), en couple avec un homme de 35 ans (je vie en guyane depuis juillet 2013* le pays de la consommation facile) il est charmant, gentil, jel »aime,… mais, voila la CC nous détruit de jours en jours et aujourd’hui nous nous supportons plus sous l’effet et sans l’effet. Je suis thérapeute en médecine chinoise, depuis 2000, une vrai passion, un rêve devenu réalité, mais l’addiction m’a fait perdre la raison, mes valeurs, mes repères et mes engagements vers la guérison. L’espoir de revoir mes enfants clean me permet d’avoir de la volonté et d’y arriver, car j’ai suivi mon compagnon jusqu’ici suite à sa mutation professionnelle. Je vous remercie pour ce blog, et sachez que ma décision est prise d’arrêter par amour pour moi. Une amie thérapeute comme moi, m’a conseillé aussi de boire du thé vert pour détoxiner notre corps et je voulais partager mes connaissances pour donner toutes les chances à notre corps et notre esprit de retrouver un équilibre naturel. J’ai moi même supprimé les numéros de personnes consommatrices et dealers. Mon compagnon souhaite arrêter aussi alors nous avons décidé de le faire ensemble. A deux on est plus fort et nous pouvons parlé de nos angoisses et peurs face à la redescente et au manque. Par ailleurs, je ressens aussi le besoin de m’exprimer par le biais de blog, de l’écriture, pour libérer mon esprit et je vous remercie à tous, et toutes d’être là, à l’écoute, Merci, Bien à tous,toutes, Je choisis de m’en sortir et suis consciente de la difficulté, mais c’est possible et ça me rassure. A bientôt

  3. Bonsoir,

    Larmes aux yeux… c’est la première fois que je lis ce blog, vous m’avez émue, de fou
    je me lis dans vos écrits, mes larmes coulaient… car je connais votre douleur?
    celle qui tient la main a la petite fille ( petit garçon) que t’étais avant ( un peu imagé, mais c’est comme ca que je vois ca..)

    bref je trouve que.. nous sommes des battant(tes)

    On ne lâche pas , une rechute, c’est pas abandonnée ,
    mais lâcher l’affaire, c’est ce lâcher sois même. Au lion, a poil,
    comme ca ils galèrent pas avc les fringues..

    Je sens vraiment au fond de moi, qu’au moment ou nous prenons conscience, juste une fois, que l’on ne mérite pas de s’infliger cette souffrance,, c’est a ce moment précis, sans que l’on s’en doutes une seule seconde, que la machine s’enclenche, l’idée de vouloir s’en libérer grandit sans faire de bruit.

    On ne peut rester longtemps sourd face à l’instinct, l’inconscient, la petite voie ( qui n’a jamais tord et prend toujours soin de toi)
    et a un moment, tu te met a l’entendre, en sourdine, sa te trotte dans la tête, des jours, des semaines, des mois, peut importe le temps
    le travail vers la guérison est enclenchée

    Il n y a pas de question qui n’ait de réponse?
    on va trouver notre solution
    Chacun à sa manière, et à son rythme

    Je crois vraiment en vous, en moi,
    en cette force que nous avons chacun au fond de nous, pour à tout prix, se libérer.
    Etre heureux sans artifices qui t explose plus a la tronche que tu ne profites du spectacle

    courrier d’une droguée
    qui se bat pour ressusciter..

    Anna 27ans Paris

  4. ouais. laisse tomber Juliette, ne publie pas. ça ne sert à rien et je n’ai pas envie de me voir étalé, de me relire…….. Une chose… Je trouve asez formidable ce que as fait, ton stop, ce blog, ces aides précieuses apportées à tant d’ombres… Je te devine assez jeune, j’en sais rien pour finir. peu importe, j’ai même pensé que ce blog était un fake, une sorte de page qui receuillerait des témoignages pour nourir quelque chose, quoi ? je ne sais.. un bouquin ? je délire ? je ne vais pas si mal.. ou très mal… Je me regarde là, je vois mes doigts, je les comptes, dix… tout va bien quoi…. Bonne soirée ou jour ou… bonne suite à toi ! Cordialement

    1. Bonjour Leon, j’ai bien supprimé le commentaire précédent. Merci pour tes compliments. J’ai 27 ans (28 en avril prochain) et je suis bien réelle :) mais ne t’inquiete pas beaucoup se posent la question comme toi. J’écris aussi le livre, l’écriture m’a beaucoup aidé pour sortir de la blanche. N’hésite pas à me parler en privé, je tâcherai de te répondre moijulietteF@gmail.com

      Bonne chance

  5. Je me déçoit tout seul je passe mon temps a mentir a ma familles, mes proches tous consommateur, et moi je ment accumule les dettes et m enferme. Je veut plus mentir consommer et trahir ma familles, je n est pas la volonté d arrêter …..HELP que faire je suis fatigue . hôpital?

  6. Juste un petit commentaire tres sobre pour te temoigner mon admiration et mes felicitations . Bon courage a tous pour la suite, que le meilleur de 2014 soit le pire de 2015a tout ceux qui passent par là

  7. J’ai déjà pris la décision d’arrêter plusieurs fois sans réussir à le mettre en pratique. Je viens de tomber sur ton blog, et nul doute que j’achèterai ton livre lorsqu’il sortira. Nul ne sait si j’arriverai à accomplir ce que je souhaite.
    Mais je profite de ces quelques pour te féliciter pour ton initiative, et surtout pour la manière que tu as d’interagir avec tes lecteurs: sans moralisation ni pédamment, ce qui donne toute sa valeur à tes écrits. Tu sembles être quelqu’un de bien. Cela rassure et donne envie de suivre ton exemple. Continue s’il-te-plaît. Merci!

  8. Je crois que c’est une des 1ières fois que je me retrouve autant et que je lis des choses aussi justes à ce sujet…. Il est 3h28, les restes de ce week-end m’empêchent encore de dormir et je suis loin d’avoir fini toutes mes conneries. Je suis au pied du mur et je me prend une claque phénoménale à lire ton blog…. Je vais devoir arrêter d’être hypocrite, je me cache derrière 1000 excuses en ce qui concerne mes sauts d’ humeur, mes douleurs, mes journées passées au lit, ma non motivation…. Mais tout ça, ça vient d’une seule chose, jme crame bien trop la gueule. J’ai commencé par l’ héroîne puis les traitements qui vont bien avec et maintenant je prend tout le reste, coke, mdma et surtout du speed, bref, des drogues plus sociales qui sont tout aussi difficiles à arrêter…. Plus de 10ans de ma petite vie…. Tu as très bien résumé les choses, il faut juste s’ isoler un peu puis dire non et se sentir différent par ce choix. Jme crois bien trop maline, bien trop jolie, bien trop intéressante. Jme trouve trop cool à passer des soirées de 12h en faisant ma belle puis à déambuler dans les rues au ptit matin en tenue de soirée sans avoir mangé depuis 2 jours mais je suis juste bien ridicule. Je perd trop de choses, mon art est entrain de mourir, mon amoureux commence à en avoir ras le bol de mes conneries et il va pas le supporter longtemps, mon porte feuille est plus que vide et je ne fais rien pour arranger tout ça…. Peut-être que mon 1er pas en ce début d’année est juste de m’en rendre compte et de ne pas chercher d’autres fausses raisons à tout ça…. De plus pouvoir me regarder dans une putain de glace sans me dire que je suis vraiment une connasse, menteuse et égoîste. Mes 30ans aussi, ça commence à en faire des années sous anesthésie, pour le 1ière fois je vois que tout vient de ça et de rien d’autre, je le savais mais je ne voulais pas me le dire…. Merci pour tes écrits, tes conseils! J’dois aller à un anniversaire demain, avec la bonne bande de copains qui va bien et je suis sûre de moi pour enfin dire non. Comme tu dis, c’est certainement ça qui va me différencier des autres. De toute manière ça peut plus durer, je commence à vraiment mal le supporter.

    1. Je suis dans ton cas,20 ans d’abstinence à l’héro et à la coke en IV, et depuis une semaine,je tourne à 2G en sniff de coke par jour…:( J’arrive pas à comprendre comment j’ai pu etre assez con pour en arriver là….20 ans foutus en l’air en 1 semaine……..Et ma femme va me griller dans pas longtemps c’est sur…..j’ai honte de lui faire subir ça et lui mentir….

  9. J’ai besoin d’aide et de conseil, je connais ton blog depuis le début. Je le trouvais génial et au moins je connaissait les limites à ne pas franchir avec ma consommation de drogue. Là le problème c’est une amie qui est devenu complètement accro à tout ce qui passe, en 3 mois elle a déjà perdu 6kilos. Je m’inquiète énormément pour elle, elle ne dors plus, a définitivement arrêté de venir en cours. On ne se voit quasiment.
    J’ai essayé pas mal de chose pour qu’elle se calme et ça n’a jamais vraiment fonctionné, le plus long moment ou elle est tenu c’est 2 semaines.
    Si tu avais des conseils, par exemple comment tu aurais aimé que tes amies te parle et t’aide, ça pourrais m’orienter.
    Bonne journée et merci pour ton blog qui m’as réellement permis de ne jamais tomber dans la dépendance.

  10. La drogue : c’est le produit qui te contrôle. Ce n’est pas toi qui contrôle le produit. « Gérer sa conso » ne veut rien dire. Tant que tu en prends, tu luttes, tu luttes contre toi même, pour ne pas en prendre plus. Tu gères que dalle. Ta vie consiste à ne pas déraper plus. Et quand tu en prends, tu penses contrôler alors que tu as perdu la partie puisque tu consommes. L’addiction est une force biologique très puissante, une modification induite sur les neuro récepteurs. Elle annihile la volonté. Dans le cas de l’héroïne, le volonté est réduite à néant ou plutôt battue à plat de couture. Ca commence même avec le tabac.
    Il faut tenir le choc du sevrage long terme pour éteindre le processus de dépendance. Chaque jour est une victoire.
    Au fond du tunnel, à la sortie de pot à merde, la vie : les odeurs, le sommeil, la qualité de la peau, la tonus musculaire, la possibilité du sport (putain c’est bon), respirer, se lever, marcher, courir, baiser, tout ce qui était ringard, devient saveur. Au bout, le soleil.
    Tenir, tenir, tenir, tenir, tenir, lutter, c’est le combat d’une vie pour certains.
    Jeter aux orties le monde d’hier.

    1. désolée de te contredire, mais il y’a des personnes qui peuvent prendre cela de manière récréative, cela fait presque 20 ans que je consomme de temps à autre exta, c et champi, et très rarement trip.Je peux m’en passer pendant 6 mois.
      L’alcool c’est plus fréquent, mais si je me prends UNE cuite 2 we de suite, le troisième j’ai qu’une envie c’est faire un we montagne ou sport.
      Je refuse aussi souvent lorsqu’on me propose un trait ou autre chose. Par contre je n’ai jamais pris d’héro. On est très peu égaux face à la drogue, c’est injuste mais c’est comme ça, dans d’autre domaine, c’est moi qui suis lésée.

  11. Sérieuse Prise de conscience le 22 juin après 10ans de consommation,,,, même schéma que toute les victimes de cette poudre,,, je contrôle,,, je suis pas accros,,, je gère ma conso,,,,!!!!!!
    Je gère queudale oui !!!!
    Merci d’avoir créé ce blog,,,,
    Courage à tous

  12. Bonjour,

    Voici quelques temps que j’ai pris la décision d’arrêter cette saloperie après une consommation progressive et excessive débutée en 2007. Au début, c’était juste en soirée, avec les potes, puis à la maison avec mon homme. J’en suis arrivée à prendre toute seule, en pleine journée, sans même avoir bu juste parce que j’y avais pensé le matin et ce depuis un an.
    Dernière prise vendredi et tous les lendemains, jme dis c’était la dernière. Tu parles, je suis faible et je le sais.
    Je suis maman d’une merveilleuse petite fille de 5 ans à qui je ne veux plus refuser une sortie en famille parce qu’on n’a plus de sous ou parce qu’on est trop crevés pour bouger.

    Je veux croire en moi mais je sais que la parcours sera difficile.

    Je viens de commander ton livre ;^)

    1. Bonjour Amandine,

      Ou en es-tu aujourd’hui? Ton commentaire me touche… Je suis dans la même situation…. Je me ruine la santé et financièrement aussi. J’ai honte. Je me sens faible aussi par rapport à cette M… Comment faire pour en sortir?

  13. Moi ça fais d années le je tape et j’avais effacer mes contacte.. Pendant 1 an g fais un travail sur moi j allais beaucoup mieux et depuis kelke moi le mauvaises fréquentation g rechuter sa fais juste deux semaine le g arrêter et j en soufre de ma rechute et je sais ke c tellement dur de sen sortir jsui dégoûté et triste TT ça pour une poudre de merde sa bousille la santé le cerceau on est pas la mm personne kan on est clean je me dis courage et a ceux qui lise aussi courage être fort

  14. Bonjour tout le monde!

    Tout d’abord MERCI pour ce site! Vraiment ça fait du bien, de savoir qu’on est pas seule.

    Ca fait longtemps que j’ai envie d’écrire quelque chose ici.
    Cette foutue addiction est toujours présente, malgré toutes mes tentatives d’arrêter cette M!

    J’ai recommencé à en prendre parce qu’un « pote » m’en a proposé à plusieurs reprises, il voulait que je sois avec lui dans son délire… Il m’en refilait. Au début, je voulais pas. J’avais déjà fait mes expériences plus jeune, j’avais 17 ans et ça ne m’intéressait pas plus que ça. Mais voilà, j’en ai repris à 32 ans, j’en ai 34 et depuis j’en reprend régulièrement. J’en suis arrivée au point de le cacher à tout le monde, d’en prendre la journée. Ca me bouffe! Je tiens plusieurs jours, presque des mois, en ayant toujours des petits rappels par ci par là. Là ça faisait 3 semaines que j’avais pas pris, mais j’arrêtais pas d’y penser. 3 jours que je me retiens. Mais je commençais à être nerveuse, frustrée, donc j’ai craqué :/

    J’ai besoin d’aide, de soutien, d’écoute et je sais pas vers qui me tourner. J’ai honte et je culpabilise beaucoup…. Par rapport à ma vie, mon enfant, mon chéri, ma famille et mes amis.
    Peut-être qu’ici quelqu’un pourrait juste m’encourager, me valoriser….
    Je sais que tout dépend de moi seule, mais parfois un mot, un récit pour nous ouvrir les yeux.

    Merci de m’avoir lu :-)

  15. Bonsoir,
    Je viens de lire vos expériences et me sens un peu moins seul du coup voilà mon histoire, j’ai rencontré mon mari il y a presque 12 ans il était consommateur « raisonnable » de cocaïne un jour j’ai voulu essayer et j’ai trouvé ça extraordinaire un nouveau monde s’est alors ouvert à moi, au début on consommait en soirée c’était l’éclate on faisait la fête et terminions souvent ce qui nous restait à notre domicile, puis on a commencé à en prendre comme ça chez nous on était dans notre monde et on était bien, j’était plus demandeuse que mon mari et forcément étant consommateur depuis plus longtemps que moi il ne me disait jamais non le problème avec nous c’est que nous nous entrainons l’un l’autre… Entre temps nous avons eu une magnifique petite fille qui a maintenant 5 ans c’est notre petit trésor mais même elle ne nous a pas donné le déclic d’arrêter je pense que nous n’arrêterons jamais sauf en cas de séparation car je n’ai jamais pris sans lui, je tiens a préciser qu’à côté de ça nous avons une vie équilibrée nous avons toujours travaillé notre fille ne manque de rien mais notre consommation ne va pas en diminuant je dirais deux à trois fois par semaine (toujours en soirée ) je me sens résignée nous avons toujours connu ça étant ensemble, avant la cocaïne nous rapprochait maintenant elle nous eloigne lui dans le salon moi dans la chambre chacun dans son monde… Je hais le jour où j’ai mis la première fois cette merde dans mon nez.

    1. Bonsoir, comme je te comprend bien… C’est vraiment dur de s’en défaire.
      Je ne m’arrête plus aussi et je regrette à chaque fois.

  16. Bonsoir… Ben me revoilà, les mois passent et ça ne s’arrange pas… Aujourd’hui un « pote » m’a invité dans sa superbe villa luxueuse, pour un projet professionnel, mais il m’a offert cette merde et donc j’ai commencé avant midi… J’ai continué chez moi toute seule parce que incapable de m’arrêter, alors que j’avais mon enfant dès 16h. Je cache ça à mon copain avec qui je vis et maintenant je suis pleine de remords. Je me met dans de si sales états, j’en peux plus. J’ai rien avalé de la journée… J’ai fait que de boire de l’alcool, je me dégoute en fait… Mais quand ça va s’arrêter? COMMENT FAIRE? En parler? J’ai peur de décevoir mon entourage…

  17. Bonjour,

    C’est la première fois ce matin que je me rends compte de ma dépendance certaine à ce produit si chère à mes yeux en soirée.
    Vous allez me dire que je suis sous l’effet du bordel à cette heure ci! Et oui Pour la dixième ou vingtième fois en juillet ! Ça en fait des sous et de l’énergie!
    Je consulte les sites pour ne pas me sentir seule dans cette problématique mais aussi avoir des témoignages et peut-etre des réponses à tout ça mais surtout de l’aide à me motiver à arrêter!
    Ça ne va plus au travail, au lit , dans mon canapé, ma voiture. … et pourtant je suis infirmière, la honte d’être un aussi piètre exemple! !!

    Merci à cette discussion où on peut s’exprimer avec franchise

    1. Bonjour,

      Je te comprend, c’est tellement dur… Et on se sent si seule. Ne baisse pas les bras pour trouver LA solution, essaie tout ce que tu peux pour te débarrasser de cette affreuse addiction qui nous ronge. Parle en, écris ici, lis, fais du sport… Fais tout ce que tu peux! Mais essaie, encore et toujours.

      Pour ma part, depuis mon dernier commentaire, ma dernière fois, j’ai décidé que c’était terminé! Je me suis dégoûtée moi même, je suis allée trop loin. Je me suis plus respectée, j’ai oublié de m’aimer… Ça fait mal. Je peux plus continuer comme ça! J’ai aussi décidé de revoir un chamane en septembre. Rien que l’idée de ce rendez-vous me fait peur, je vais me confronter à ma noirceur. Je vais retourner toute cette merde et je vais guérir! C’est décidé, c’est tout, c’est comme ça. Je pense que dans la vie, ce qui est important « c’est d’y croire », de se persuader! Tout est une question de perception.

      Alors déjà, dis toi bravo d’avoir eu le courage d’écrire ici et continue comme ça.

  18. Je voudrais juste écrire un commentaire car même si c’est souvent involontaire/inconscient il y a beaucoup de stigmatisation de la part de certains toxicomanes qui se permettent un jugement envers les autres toxicomanes. Je parle bien entendu de la considération des consommateurs de cocaïne sur les consommateurs d’opiacés (héroïne plus spécifiquement). Ce qui m’irrite c’est par exemple certains qui vont considérer la cocaïne comme une drogue dure « noble » alors que l’héroïne elle c’est le « mal » c’est pour les gueux, les déchets, les perdus.

    Je suis issu du même type de milieu social que toi mais en province, pareil je rentre dans les bars les plus branchés de ma ville, toujours en VIP, mes fringues les plus passables c’est du Boss, CK, Guess ou Lacoste. Bref je suis bien superficiel moi aussi en raison de ma situation : un bon fils à papa qui a plein de sous (quoi que je me soigne pour ça aussi depuis peu).
    Jamais quand tu me verrais au travail en costume avec ma Rolex tu ne pourrais te douter que je suis héroïnomane (par contre je n’ai jamais injecté je n’ai toujours que sniffé); d’ailleurs quiconque l’ayant su a du mal à y croire en raison de mon « profil atypique » comme ils disent.
    Mais pourtant je ne suis pas le seul il y a toute une communauté héroïnomane (ou qui consomme des opiacés) qui me ressemble qui se « cache » par peur que les auto-proclamés « élites » de la drogue -les cocainomanes- ou les autres a qui on a bien lavé le cerveau nous juge car bien sûr l’héro c’est pour les déchets ou les SDF. Alors c’est beaucoup plus dur pour nous d’en parler! Car nous ne voulons pas être identifié de cette manière… c’est à dire à ces drogués qui sont tombés bien bas malheureusement…
    Puis de toute façon peut importe notre situation, nos idées, notre situation professionnelle puisque nous sommes consommateurs d’héroïne nous sommes forcément des « pauvres types/meufs ». Nous devrions en prendre la graine de ce trader qui se came à la coke pour se donner de l’énergie au boulot (image stéréotypée comme dans les films mais qui revient tant..).
    Marre de recevoir des leçons de ces petits cons de cocaïnomanes « ah mais arrête cette merde et passe à la coke c’est festif, y’a pas de dépendance etc »… Tu parles! J’ai connu des consommateurs de coke qui consommaient bien seuls, tristes et de manière bien plus dramatique que des consommateurs d’opiacés/d’héroïne. De plus concernant la modalité de la dépendance psychologique je trouve la coke beaucoup plus sournoise et dangereuse!

    Ces élites toxicomanes ont décrétés que la coke c’est « pas trop grave » ou voir « c’est bien en soirée » mais l’héro par contre « quelle horreur ».
    Je suis désolé n’importe quelle drogue est une merde et vu de ma fenêtre la pire de ces merdes est légale: ça s’appelle l’alcool.
    Je tiens à préciser pour qu’il n’y ai pas conflit d’intérêt que je suis polytoxicomane à la coke ET à l’héro. Je connais bien les deux et y’en a pas une « mieux » qu’une autre ou « moins dangereuse ». L’héro est seulement plus addicitive et induit à terme une dépendance physique c’est incontestable. Seulement j’ai pu me sortir de l »héro car il existe un traitement de substitution: la méthadone. Et à ce jour je ne suis pas encore sorti de la coke car il n’existe aucun traitement de substitution efficace à ce jour. Alors en attendant que la volonté soit assez solide… Carpe diem!

    Le message du méchant horrible et sale junkie au beaux et gentils amateurs de coke, de champagne et de leçons de morale.

    1. Tout à fait d’accord avec toi….l’héroine est moins sournoise car le manque est physique tandis que la cocaine,c’est ton cerveau qui t’oblige à en prendre !!! Et c’est beaucoup plus dur de lutter contre son cerveau. J’ai arreté l’héro il y a 20 ans grace aux médicaments de substitution,mais je viens de reprendre de la coke depuis une semaine et suis déjà à 2 G par jour…:( et pas de medicaments pour dire au cerveau que c’est pas bien..:( C’est beaucoup plus vicieux la coke, et j’ai très peur de la suite……

  19. Salut,je vous ecris en ce moment sous coke…..:( Mon histoire est désolante….
    Je suis un ancien héroïnomane en IV,sevré depuis 21 ans !! ( j’en ai 50) et je ne fumais même plus de bedo !!
    J’ai consommé de l’héro et de la coke en IV pendant 12 ans,de mes 18 ans à mes 30 ans et j’ai réussi à arreter grace au subutex et au changement de region,donc de relations. Et voilà qu’il y a 1 semaine,je tombe sur un ancien pote qui me propose de la CC quasi pure à 50€ le G….et comme un con je me dis…bah….au bout de 20 ans je vais me faire un petit délire !!! Et bien je vais vous raconter comment foutre 20 ans d’abstinence en l’air en un rien de temps, et tomber dans le trou….J’ai kiffé grave le 1 er G…..bonne coke,gestion descente cool avec du xanax..niké le G en 2 jours…..Le lendemain,je retourne le voir pour reprendre un G car c’était trop bon !! Et le lendemain,idem…et depuis 3 jours,je suis à 2G par jours (en sniff je précise) et je me rend compte qu’en 1 semaine,je suis redevenu un junk comme il y a 20 ans !!! :( Et mes descentes on carrément changés…les xanax me font plus rien,je dors plus,je fait des putins de bad et je me dit que je vais pas pouvoir arreter car le seul moyen de sortir des bad c’est d’en reprendre !!!
    Je suis sous coke depuis seulement une semaine mais connaissant bien les addictions,je me rend compte qu’en fait c’est comme si j’étais dedand depuis des années !!! Et tout ça en seulement une semaine…..Je suis à coté de paris donc j’ai téléphoné à paul brousse (centre d’addictologie) mais j’ai l’impression de ne pas pouvoir y arriver car j’arrive déjà plus à m’en passer…….J’ai bouffé un G de 9h ce matin à 5h ce sooir, et je viens de finir le 2eme à l’instant….
    Bon,c’est mon 1 er message,c’est un peu brouillon et étrange au vu de mon parcours,mais je flippe grave…car j’ai 12000€ de coté que je réservait pour un projet….et je vois gros comme une maison que je vais les bouffer en 6 mois et retourner à la case départ,comme quand j’avais 20 ans…..:(
    Bon,là étant sous coke et en descente,je m’exprime peut etre mal mais je vais continuer à venir sur ce blog car il est excellent de par son sérieux……

  20. Bonjour,
    Je suis tombée par hasard sur ce blog car je cherchai des réponses à ma situation.
    Je ne suis pas consommatrice de cocaine mais je viens de mettre mon compagnon depuis 16 années.Ma vie avec lui était devenue une longue descente aux enfers depuis 6 années.
    En cherchant à comprendre ce qui s’était passé et comment nous en étions arrivés là j’ai découvert une addiction à la cocaine depuis 5 années.
    En vous lisant j’ai reconnu tout ce que j’ai pu vivre avec lui.
    Les mensonges de plus fous et de plus en plus invraisemblables.
    Ses problèmes d’argents de plus en plus présents. Sa paranoia à mon encontre.
    Ses problèmes de libido…etc.
    C’était juste devenu invivable pour moi car cette manipulation constante m’a presque fait perdre la tête ne sachant plus comment comprendre ce qui arrivait.
    Ton blog Juliette m’a permis de réaliser ce qui s’était passé.
    Je suis toujours en contact avec lui.
    J’avance car je ne peux faire autrement , mais on efface pas 16 années avec un homme que l’on aimait passionnément comme cela.
    J’en suis toujours amoureuse mais je sais aujourd’hui qu’il m’est impossible de vivre avec tant qu’il n’est pas clean et soigné.
    Il me semble décidé à se sevrer mais… Comment croire.
    Il dit de pas y avoir touché depuis que je l’ai mis dehors.
    En revanche il continu de boire.
    Il vit sur Paris et travaille dans un milieu propice à se genre d’addiction.
    Infografiste 3D.
    Moi je suis sur Genève en Suisse.
    Auriez vous des conseils à me donner?
    Puis je l’aider de loin?
    A t il une chance de redevenir sobre et l’homme qu’il a été?
    Ceux qui s’en sont sorti peuvent ils me dire comment cela s’est passé avec l’entourage proche?
    Je souhaite à tous ceux qui sont encore dedans de trouver la force d’y renoncer:)
    La vie est si belle et pourtant si courte qu’il faut la vivre pleinement.

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