Narcotiques + Anonymes

Suite aux commentaires à propos des Narcotiques Anonymes sur l’article « 10 conseils pour arrêter la coke« , il me semble judicieux de vous mettre ici mon histoire avec eux.

Novembre 2011 : je décide d’arrêter.

J’y crois à mort. J’en ai marre de passer des journées à redescendre. J’ai besoin qu’on m’aide, personne ne peut, je me sens si seule.

Google. Je tape « aide pour arrêter la cocaïne ».

C’est ainsi que je tombe sur une émission radio podcastée quelques années plus tôt, dans laquelle une jeune fille raconte son combat. Elle explique comment elle a arrêté de voir ses amis, comment elle partait tôt de soirée, comment elle a ralenti l’alcool, etc. Et comment elle s’est rendue chez les Narcotiques Anonymes.

Really ?

Pour moi, ces lieux n’étaient que des trous de perditions pour héroïnomanes déjà paumés. Je fais alors quelques recherches sur les CA, Cocaïnomanes Anonymes, en vain en France. Ici, tout le monde est dans le même panier : accro au tabac, au sexe, à la drogue douce ou dure.

Elle explique que cela l’a aidée. OK. Soit, allons-y. Je veux y arriver aussi. Je suis à fond, j’y crois à mort oui.

Je télécharge la brochure (attention, cette brochure date de 2011. Pour télécharger la nouvelle : NA)

Capture d’écran 2014-02-21 à 08.43.56

Je constate que si je ne veux faire que ça, je peux. Pour ne penser à rien d’autre, pour être focus sur mon arrêt. Je choisis les jeudis soirs et vendredis soirs, avant de sortir, en reminder en quelques sortes.

C’est novembre, il fait humide dehors. Perchée sur mes hauts talons, je me rends à ma première réunion de NA, à Châtelet, au coin de l’Eglise Saint Eustache. C’est comme dans les films : des gens assis sur des chaises en plastique, en cercle. Sauf que, au lieu d’être douze, on est cinquante. Là, j’hallucine.

Je fais un tour d’introspection des visages. Beaucoup d’hommes, des femmes qui semblent avoir l’âge d’être grand-mère, bouffées par l’alcool et les drogues, des hommes aux visages tristes, très tristes.

Ah, une fille qui me ressemble. Ou plutôt qui ressemble à toute ces meufs du Baron ou du Paris Paris. Long cheveux blonds, rouge à lèvres pimpant, lunettes de soleil (anonyme pour de vrai) pull Maje et jean taille haute. Elle prononce « Bonjour, je m’appelle Emma, et je suis dépendante ». — Bonjour Emma.

Merde, moi aussi je vais devoir dire ça ?

« Bonjour je m’appelle Juliette, et je suis dépendante. »

Coup de poing dans le coeur.

J’ai mal, ça me tombe dessus comme une massue. J’ai dit quelque chose que je n’avais jamais, jamais au grand jamais prononcé avant : « je suis dépendante ». — Bonjour Juliette.

La réunion se déroule sans drame. Certains lisent des textes, on doit prier Dieu, on fait des minutes de silences. Moi je scrute Emma. Elle aussi, derrière ses lunettes de soleil bien noires. Cela me rassure de la voir : je me dis que je ne suis pas la seule de ma génération, de mon environnement social à être ici. On est deux.

Avant de sortir, on donne une pièce, ce que l’on veut.

Puis quelqu’un vient vers moi, se présente comme accompagnateur, me dit que je dois me trouver une accompagnatrice. Une femme se prononce, elle est grande et son regard est doux. « Prends mon numéro, appelle moi quand tu veux, dès que tu ressens l’envie ». Je ne l’appellerai jamais.

Je tiens le week-end sans prendre de cocaïne. Les tentations sont très fortes, mon colocataire est DJ alors autant dire que c’est la fête à la maison tous les soirs.

Mais je tiens. Si tu tiens 1 week-end, c’est comme si tu avais arrêté deux semaines. Puis c’est le week-end suivant qui s’annonce être encore plus dur.

Je retourne au NA. Même lieu, visages différents. Emma n’est pas là. Mon accompagnatrice me demande de venir à une autre réunion le lendemain matin, à laquelle je n’irai pas. Cette deuxième réunion me file déjà un peu plus la frousse.

On prie Dieu. Moi, je n’y connais rien à Dieu, ça m’exaspère, ça me faire peur, ça me fait rien aussi parfois. Je sens que la réunion va être bien plus tendue que la première. Y’en a qui s’agitent, y’en a qui pleurent, y’en a qui rigolent amèrement. Je sers mon sac, je ne me sens pas très bien.

On n’a pas les mêmes vies. Je le sens.

« Bonjour je m’appelle Marc et je suis dépendant. » « Bonjour je m’appelle André et je suis dépendant. » « Bonjour je m’appelle Nathalie et je suis dépendante. » « Bonjour je m’appelle Sonia et je suis dépendante. »

Ca me gonfle.

J’ai l’impression de perdre mon temps. Moi j’ai simplement envie qu’on m’aide. J’ai besoin d’aide. J’ai besoin qu’on me sorte de là. Je ne veux plus en entendre parler et ici ça ne parle que de ça. Et puis, y’a des étapes, beaucoup d’étapes. Je comprends que je ne suis pas sortie de l’auberge, que je vais devoir venir beaucoup plus souvent, que je vais devoir me taper du « Bonjour je m’appelle… » et Dieu par-ci et Dieu par-là tous les jours.

Je flippe, ce n’est pas moi, ce n’est pas ma façon de fonctionner. Je ne suis pas une faible, je ne suis pas une éponge à douleur. « Bonjour, alors moi je suis accro à l’héroïne depuis 6 ans. Là ça fait deux mois que je suis clean. J’ai une fille que je ne vois jamais. »

J’y retourne une troisième fois puis une quatrième puis enfin une cinquième fois, à Père Lachaise. On me demande qui est mon accompagnatrice mais je ne sais plus son nom. Dans mon téléphone, c’est comme pour les dealeurs avec « Didi », j’ai simplement écrit « B-NA », de peur que l’on sache que je viens ici, qu’on la connaisse, qu’on l’appelle et qu’elle raconte tout (oui, à cette époque je suis assez paranoïaque).

Alors on me donne une nouvelle accompagnatrice. Elle est jeune, elle a des tresses et un écarteur à l’oreille droite. Après la séance, qui était d’ailleurs dramatique (on a écouté une ancienne tox pleurer pendant une heure tandis que d’autres rigolaient dans le fond en se grattant les bras toutes les trois minutes), on se grille une cigarette sur le trottoir. Là, elle me demande quelles étaient mes dépendances : « Cocaïne.
— Combien de fois par semaine ?
— Deux à trois grammes.
— Oh bah, ça va. Moi j’ai pris bien pire ! s’exclame-t-elle. Escta, MD, carton… »

Je n’y suis jamais retournée. Je préférais faire les choses seule que d’écouter toutes ces histoires de lamentation pendant des heures. Moi, si je ne disais rien, on ne me faisait pas parler. Ou pire, qu’on me dise que mon problème de dépendance n’est pas haut gradé. Donc au final, je n’avançais pas. Les NA sont une aide pour certains, bien entendu, mais ce programme n’est pas idéal pour tous. Il devrait y avoir des réunions différentes en fonction des addictions, de l’âge aussi. On ne devrait pas être obligé de prier Dieu (même s’ils disent que l’on peut mettre sur Dieu l’image que l’on veut).

Cette fois-ci j’avais arrêté 3 mois, jusqu’en janvier 2012. Un soir, on m’a proposé une trace, j’ai répondu « allez juste une » et j’ai replongé pendant plus d’un an.

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29 commentaires

  1. Le problème ici, c’est que tu voulais continuer dans le déni. Tu refusais de t’identifier à une toxicomane, alors que c’est excatement ce que tu étais, et que tu es toujours d’ailleurs. Parce que ce que tu n’as pas l’air de comprendre, toxicomane on reste, même si on est clean. Tu parles de cette fille avec un écarteur qui t’aurait soit disant regardée de haut alors que ce n’était pas du tout le cas, alors que toi tu n’as fait que ça dès la minute où tu es entrée dans cette salle et tu continues encore des années après. Mais demande toi une seconde à quoi tu ressemblerais dans 20ans à consommer toujours(ou même sans consommer), à quoi tu ressemblerais maintenant si au lieu d’une perfusion financière de tes parents t’avais dû faire la p**** pour te payer tes traces. D’ailleurs c’est assez malheureux que t’es détourné le titre de Christiane F pour parler de toi.
    T’as des tas de problèmes en dehors de la cocaïne que t’as pas règlés, et même avec la C, c’est pas encore gagné tu sais. T’es en dehors de la réalité. Est-ce que tu te rends compte que vivre à Paris, taper de la coke par centaines de grammes sans dealer, sortir tous les week ends dans les boîtes branchées(et manifestement souvent la semaine aussi), tout en se sapant à la mode, c’est complètement en dehors des moyens financiers de la quasi totalité des ingénieurs avec 10ans d’expérience? Et je doute fortement que tu sois allée bien loin dans les études et le boulot vu la vie que t’as mené pendant cette période. Tu voulais qu’on aide toi, personnelement, adapté à ton petit cas si exceptionnel? Bah fallait demander à papa de te payer une cure en Suisse. Ah bah non, il est pas au courant de tes problèmes.
    Après je suis d’accord avec toi sur le fait que Dieu n’a rien à faire dans une cure de sevrage, ou alors à titre personnel et pas associatif.

    1. Ce que j’expose ici c’est une vision, un ressenti que j’ai eu en 2011. Mon blog retrace ces ressentis et j’annote d’une date à chaque fois pour qu’il n’y ait pas de malentendu.
      Je ne me sens plus du tout impliqué de la même manière.
      Et pour ta gouverne, désormais je crois en Dieu.
      Amen.

    2. Je trouve fascinant, Alex, de constater toute l’énergie que vous avez investi à dresser le portrait de ce que sont réellement les vrais problèmes de Juliette. Après tout, en quoi serait-elle bien placée pour détailler en toute franchise ce qu’elle a vécu et pensé à un moment précis?

      Je trouve aussi fascinant qu’un témoignage qui ne fait qu’exposer candidement sa réalité, sans se glorifier, suscite tant de mépris de votre part.

      Finalement, j’ajouterais que je trouve triste que vous hiérarchisez la souffrance, comme s’il y avait une échelle du mal-être et que seul certains auraient le droit légitime de le ressentir. En général, le fait de constater que d’autres vivent pire que soi ne facilite pas pour autant le dépassement de sa propre souffrance.

      J’espère que votre commentaire vous aura fait du bien à vous, au moins, puisque je doute qu’il fasse réellement avancer qui que ce soit d’autre.

      Bien à vous,

      Catherine

  2. Alex n’a pas tout à fait tord.
    Il y a quelque chose en toi d’hautain dans ce que tu écris… Ça ne donne pas du tout envie d’aller vers toi. Je ne sais pas au final si tu le fais exprès ou si c’est réellement ta propre personnalité. Moi qui d’habitude éprouve de l’empathie pour tout et n’importe quoi, je n’arrive pas à te plaindre, ça me glisse dessus. Tes histoires de barons, d’idéaux superficiels en pretextant vouloir devenir quelqu’un sur panam à cotoyer le milieu, c’est tellement génant…

  3. La réponse agressive d’alex, bien que peu raffinée, montre toutefois l’incohérence de l’article « 10 conseils pour arrêter la coke » dans l’ambiance générale de ton blog. L’intérêt, on le trouve dans ton témoignage particulier face à une addiction courante, connue ou au moins qui interroge. A la lecture, on est directement dans le vrai, ta réalité. Et si ton blog peut pousser certains addicts à vouloir relever la tête, c’est avant tout car on y lit une histoire vraie capable d’asséner un véritable coup de butoir. Et non pas une réflexion englobant psychologie, sociologie et autres arsenal nécessaire qui permettraient alors d’émettre « des conseils ».

    Quoi qu’il en soit ton blog est indéniablement utile, réussi et surtout touchant. Un plaisir à lire, j’y passe souvent…

  4. Pfffffffff Alex Pitoyable! Qu’est ce que tu viens foutre ici? Juliette explique un ressenti!! tu veux la définition? Evidemment toi tu as toujours des bonnes pensées?! Ben faut croire que non vu comment tu la critique!!! et tu viens de parler de jugement?! ah ah la bonne blague!
    T’es vraiment mal placer pour l’ouvrir sur ce coup la! Et quand au titre de son blog, moi j’appelle ca un clin d’oeil et non pas une copie mais bon…
    Merci Juliette pour ta plume et de nous faire partager ton RESSENTI ;-)

  5. Les ressentis sont par définition uniques et personnels, le jugement est la première chose que l’on ne doit pas porter sur une décision qui concerne un autre, nous ne sommes pas dans la peau et l’esprit de l’autre au moment de sa décision, lui envoyer une porte dans la tête est une solution mais je ne l’approuve pas. Ce blog parlera a certains et pas a d’autres, il n’y a pas de recettes miracles, toutes les pistes sont bonnes a prendre… Bon courage a tous!

  6. Coucou Juliette, j’ai pensé à toi ce soir. J’ai fait la fête, paris, rive droite, tout ça… Ce soir, ça fait 3 semaines, coke, md, une pause, juste pour souffler, pour se rassurer, me dire que (désolé) je ne suis pas comme toi. Avant, les deux premières semaines, c’était pas de sortie, un ciné avec ma chérie, un verre et un dodo dans des bras qui rassurent. Ce soir, j’accepte, et oui ce soir, c’est des gars loin de ça que j’accompagne. S’amène la nuit, le monde, à minuit, c’est une quinzaine de poutres qui s’alignent devant moi, j’dis non, tout le monde me questionne, m’assène – enfin qu’est-ce qui te prend? à l’heure où je t’écris, je suis saoul, sacrément, j’ai rien pris ce soir, mais ce qui m’emmerde plus que tout, c’est d’en être fier, comme si c’était la première fois où je tenais, où je battais à coup de surin cette merde. Je suis pas omniscient (je n’ai vécu qu’à Paris depuis toujours) mais j’ai l’impression que cette connerie est partout, qu’on ne parle que de ça, que c’est le seul repas qu’on propose à notre envie de repousser l’incurie humaine, à notre besoin de contre la routine avec l’énergie d’un nihiliste sur de ses mantras. Bisous Juliette, tu remues beaucoup de gens et c’est jolie!

  7. Qui êtes vous pour vous permettre de juger Juliette. Le fait qu’elle soit issue d’un milieu favorisé ne minimise pas sa souffrance et, au final, ne facilite pas tant sa vie morale. La souffrance est la souffrance. Vivre avec tout sous la main est certes matériellement plus confortable mais le lien familial est nettement plus capital et plus délicieux car ça ne s’ achète pas l’amour d’une famille !
    Le lien qui connecte Juliette aux autres addicts est la souffrance mais surtout une profonde solitude. Juliette, tu as raison de penser que toi seule peut prendre la décision de stopper net cet élan mais ce sont tes proches qui t’aideront à modifier durablement tes motivations et ce que tu veux faire réellement de ta vie.
    Offre toi le bonheur de realiser tes rêves, les vrais. Offre toi la joie de realiser des projets, si minimes soient-ils.
    Une part du début de l’épanouissement passe par le rapport aux autres : pour t’aider, aide les autres. On se rend vite compte, alors, de la chance qu’on a.
    Crois en toi, n’écoute que les gens sains qui te veulent du bien et bats-toi.

    Il n’y a pas de petits combats dans la vie, surtout contre soi-même.
    Ton combat est beau, ne laisse personne te dire le contraire.

    Bon courage

  8. Bonsoir ton blog est intérréssant et je sais que écrire sa fais du bien c’est une maniére de faire sortir tout sa de ta téte, une maniére d’étre libre aussi, il ne faut pas etre dans le jugement et l’agressivité ceux qui te jugent ont tort et s’ils le font c’est parce qu’ils souffrent aussi on est pas tous égaux socialement c’est une réalité toutefois on l’est face a la souffrance et a la douleur, j’ai arrétté le canabis qui était mon addiction personnelle car je voulais redevenir libre et changer de vie je me suis battu et j’ai réussi mais la tentation est toujours présente parfois c’est un combat contre l’adversaire le plus fort que l’on puisse avoir: soi méme, et ce n’est pas toujours facile
    il est parfois dur de comprendre quel mal étre nous a poussé a consommer dans l’espoir de se sentir mieux, pour le plaisir, ou pour ne pas penser ou un peu de tous sa a la fois, mais je pense que c’est important pour guérir et se renforcer de pouvoir comprendre, car il y a toujours des raisons a nos actes, pour ma part j’étais mal dans ma peau,mon beau pére me frappait depuis que j’avais 5 ans, ma mére alcoolique et cocainomane etait en souffrance et la voir souffrir me faisais souffrir aussi.

    J’étais rejetté au collége, puis au lycée, je n’ai jamais eu de petite amie et j’en ai beaucoup souffert a l’époque ce qui ma poussé droit dans la fuite c’est a dire le cannabis, j’ai toujours été vif d’esprit et je n’ai pas fais d’études a cause de tout sa parce que je me suis toujours senti mal dans le systéme scolaire les enfants et les ados peuvent etre trés cruel, j’ai commencé a dealer pour pouvoir acheter du cannabis je fumais 25 grammes par semaines a l’age de 16 ans.

    Sa a continué deux ans puis quand j’ai eu mon bep j’ai arrétté l’école et j’ai cherché un boulot
    j’ai trouvé 6 mois plus tard un poste dans un célébre institut de sondage, 3 heures de train par jours la boite situé a chatillon montrouge m’a permis d’avoir une vie proffesionnelle et surtout de reussir, d’etre bons et reconnu sa été un premier pas vers « un avenir » mais sa ne payais pas bien car c’etais des missions et c’etais vraiment long en train de faire Savigny le Temple/chatillon montrouge.

    J’ai arrétté de fumer du cannabis 6 mois avant de m’engager dans la marine nationale et j’ai tenu , j’ai passé leurs tests et ils m’ont pris, j’ai tenu pendant leurs classes pendant qu’ils nous poussaient a bout pour nous faire craquer, de 90 nous avons fini a 36 je suis pas super baléze je mesure 1m80 pour 60 kg mais j’en avais déja bien bavé et la souffrance je connaissais déja alors j’ai tenu car je voulais un meilleur avenir, puis j’ai été affecté sur un bateau ou ils m’en ont fais baver encore plus car quand un bleu arrive il ramasse, pour l’endurcir.

    Aujourd’hui cela fais 4 ans que je sers sous les drapeaux et j’en suis fier j’ai survécu et je suis reconnu pour mon travail ( ce qui est recent) j’ai été promu quartier maitre (caporal) et je suis admis dans le cours pour pouvoir etre officier marinier (sous officier)
    je ne fume plus ni cannabis, ni cigarettes et j’en suis vraiment fier, voila j’ai raconté une partie de ma vie j’éspére pas avoir été trop long :) bon courage et bonne chance dans ton combat et dans ta vie

    Cordialement S

  9. Bien que ton histoire ait un côté touchant, je rejoins Alex sur pas mal de points. La coke n’a visiblement été au départ qu’un moyen de t’ancrer encore plus dans les codes d’un univers qui te plait. Soit. Tu ne serais pas la seule. Le fait est qu’au fil des articles, reviennent les mêmes termes : « mes codes », « le baron », « perchée sur mes hauts talons », « partouzer avec Beigbeder » (celle-ci est ancienne je te l’accorde), et j’en passe… On dirait du Nicolas Bedos sans second degré, lorsqu’il veut se donner une image de petit connard qui passe ses nuits au Baron (tiens ça me rappelle quelque chose…). Je suis d’accord que la fille aux écarteurs est ridicule de se lancer dans un concours de qui est la plus droguée. Mais dire que les NA c’est pourri, c’est juste un mauvais conseil car la seule raison pour laquelle tu ne t’y sentais pas bien, c’est parce que les gens ne te ressemblaient pas. Tu insistes bien sur la notion d »environnement social » en plus comme si certaines différences de milieu étaient rédhibitoires à un éventuel dialogue. C’est sûrement pour ça que la blonde à lunettes noires qui se prend pour Hilton en sortie de désintox n’est jamais revenue. Les gens qui fréquentent ces programmes ne regardent pas tous de haut et lorsqu’ils le font, c’est aussi parce que tu renvoyais l’image d’une petite fan de « Hell » qui se croit au bord de l’OD avec 2g de coke par semaine (et je parle bien d’image). Bref, tout ça pour dire que les NA peuvent aider les addicts lorsqu’ils jouent le jeu (sauf la partie sur Dieu évidemment).

  10. Il s’agit là d’un témoignage. Notamment d’un ressenti à un moment donné. L’argent n’a jamais rendu les choses plus faciles, et surtout pas en France où être aisé est très mal vu.
    Le malheur est universel, et si tout le monde faisait preuve de bienveillance, le bonheur le serait d’avantage aussi.
    Un cancer, un décès, la cigarette, l’alcool, l’héro, un échec amoureux, la violence, un handicap… Chaque combat mérite respect et reconnaissance.
    La différence est notre richesse, et la tolérance notre arme.
    Ma tante s’en est sorti grâce aux NA ; mon frère a détesté cette expérience. Libre à chacun.

    Félicitations à toi Juliette, et à tous les autres personnes qui tous les jours se rapprochent de la fin de leur dépendance. Vous m’inspirez une immense admiration.

    Marie

  11. Bravo Juliette pour ton parcours ! Mon copain a arrêté toutes sortes de drogues (weed, md, c) il y a presque deux ans après avoir eu de graves problèmes psychiatriques, à savoir angoisses, délires psychotiques, absences, etc. Ce « choc » l’a fait arrêté net alors aujourd’hui, la remontée est toujours un peu difficile. Après des années à prendre de la merde, il faut un petit moment pour comprendre que la vie a pleins de choses à offrir.
    Je l’ai rencontré peu avant le début de sa maladie, car oui, aujourd’hui il y a une possibilité qu’il soit diagnostiqué schizophrène. Ca a été horrible d’assister à sa souffrance intérieure et j’en ai bavé comme jamais moi aussi. J’ai essayé de l’aider par tous les moyens possibles mais au final on est toujours seul face à ses démons. D’après les médecins, qui sont au courant de toutes ses prises de drogues, c’est avant tout le cannabis, qu’il a pris très régulièrement de ses 13 ans jusqu’à ses 20 ans, qui a endommagé son cerveau.
    Tout ça pour dire que la cocaïne, l’héroïne, l’exta, etc. c’est de la pure merde mais le cannabis, surtout comme il est vendu aujourd’hui, est aussi très dangereux et peut avoir des conséquences irréversibles qui font qu’une personne change du tout au tout. Donc je reste un peu sceptique face à tous ceux qui fument 10 joints par jour mais qui disent qu’ils gèrent et que ça leur permet de mieux réfléchir (parmi eux certains de mes amis proches). Aujourd’hui mon copain qui est généralement plein de joie, vif et intelligent, a parfois un temps de concentration maximum de 30 secondes.
    Je n’ai jamais été attirée par les drogues mais jusque là je n’y prêtais même pas attention. Aujourd’hui je suis tellement dégoutée et en colère contre les ravages qu’elles peuvent causer que quand je vois des gens qui en prennent régulièrement et qui méprisent les gens comme moi qui osent leur dire qu’il faudrait peut-être songer à arrêter avant de s’abimer vraiment, je suis vraiment peinée.
    L’idée c’est qu’il y a des drogues plus dures que d’autres mais qu’il n’y a pas vraiment de drogues douces.
    Encore bravo pour ta volonté et pour ce blog. Bon courage pour la suite !

    1. Bonjour M,

      Excuse moi la, mais pour le canabis je ne suis pas d’accord avec toi. Oui je sais, tous les avis sont dans la nature. J’ai 46 ans, je fume du canabis sous toutes ses formes depuis l’age de 14/15 et depuis 8 ans maintenant je ne le fume que sous forme d’herbe et ca ne m’a jamais empeche de faire quoique ce soit.
      Bien sur que lorsqu’on abuse de quelque chose et toute chose ce n’est pas bon.
      Ne fais donc pas une generalite comme ca. C’est faux. Chaque personne va reagir differement a des situations dans la vie, a des drogues, a tout.

      Je suis pere de famille, travaille entre 8 heures 12 heures par jour dans des cuisines.
      Pour moi le canabis peut etre ludique, un petit petard apres le boulot vaut bien mieux qu’un whisky ou tout autre alcool sante parlant. (qui est mort d’une od de canabis ?)

      Ou peut etre medicinal ce qui est son utilite premiere (Pour moi par exemple apres une journee a trimbaler, porter des casseroles de 30/40 kg et des cartons de legumes mon dos me fait mal et ca me soulage).
      Les gens ont commence a utilise le canabis comme remede avant de s’en servir comme moyen de planer et cela il y a quelques milliers d’annees.

      Aujourd’hui au contraire le canabis est de meilleure qualite, mais peut-etre fais tu reference aux canabis synthetique ou autre substitut et la je suis d’accord avec toi, cela peut faire des ravages et est fortement deconseille.

      Aujourd’hui plus que jamais le canabis est passe de devenir un remede regule.
      Il peut traite des dizaines de problemes de sante et certains tres graves et sans effets indesirables comme la plus part des medecines conventionelles. Celles-ci creent beaucoup plus de degats que le canabis.

      Etudie un petit peu le sujet au lieu de le demoniser comme tu le fais car aujourd’hui le canabis peut sauver des vies, soulager des malades de leurs douleurs, stopper la progression de certains cancers et en soigner completement d’autres. Et ce n’est que la partie visible de l’iceberg si je peux le comparer ainsi.

      Sur ce, je te souhaite le meilleur pour toi et ton copain ! :)

  12. Comme d’habitude je trouve ce témoignage bouleversant de sincérité. Quant aux commentaires hargneux relatifs à l’origine sociale de Juliette, je les trouve absolument misérables. Je suis d’ailleurs persuadée qu’ils sont écrits par de bons bourgeois. Alors quoi? On ne peut pas être bourgeoise et avoir envie de s’en sortir? Pourquoi Juliette serait-elle mauvaise parce qu’elle refuse d’être assimilée à des héroïnomanes? Ce n’est pas la même addiction.
    Et pour votre information, Alex, la coke est présente dans des milieux très populaires. A ce que je sache l’hôtellerie n’est pas un milieu de « bourgeois ». Et la cocaïne y est plus répandue que la cigarette.
    C’est bien dommage de venir répandre le fiel là où une jeune femme ose relever la tête avec un courage exceptionnel, publiquement. J’espère que vous vous en rendez compte. On peut se demander pourquoi vous faites le troll comme ça. Vous n’avez pas réussi à décrocher? Vous avez besoin d’aide vous aussi? Demandez-la plutôt que de venir attaquer une blogueuse qui ne vous a rien fait.

    1. Courage exceptionnel ?
      Est ce que tu comprends ce que tu écris serieusement ?

      Tu ne connais rien du courage. Et parler de « publiquement » alors qu’elle est anonyme….tu les enchaînes toutes ma parole.

    2. Je suis d’accord avec vous sur le fait que le commentaire d’Alex soit déplacé, son affect le pousse visiblement dans l’agressivité…En revanche je ne pense pas qu’il s’agisse de s’assimiler aux héroïnomanes, bien que biologiquement les mécanismes de l’addiction soient les mêmes pour tout le monde, les toxicos sont des êtres humains et ils sont bien tous différents…il n’y a pas les héroïnomanes d’un côté et les cocaïnomanes de l’autre. Le but des N.A est de regrouper ceux qui souffrent de leurs addictions pour qu’une certaine entraide puissent naître au-delà des histoires de chacun, au-delà de leurs milieux sociaux..on peut s’y retrouver ou pas..(pour moi le côté religieux à l’américaine est atroce)..mais pour être solidaire il faut respecter l’autre et éviter les jugements (c’est pas évident c’est sûre). Apparemment, notre narratrice Juliette s’est sentie jugée et donc rejetée et a finalement fait pareil et avec ces critères à elle…ceux d' »une petite bourgeoise » (selon ses propres termes). Personne n’a envie d’être assimilé à un junkie. Quand on a le courage (il en faut un gros paquet) d’aller à une de ses réunions il faut être aussi prêt à affronter l’image que les autres vous renvoi et c’est peut-être un bon électrochoc de pouvoir se reconnaître (sans parler d’assimilation) dans les propos de quelqu’un qu’on aurait mépriser dans d’autres circonstances…c’est aussi prendre conscience de son addiction…se rendre compte qu’on partage la même faiblesse, la même détresse…se remettre à sa place d’être humain…mais parfois on est pas prêt et parfois on tombe sur des cons. De tous les drogués ce sont bien les héroïnomanes les plus stigmatisés par notre société (cf. le débat sur les sales de shoot http://www.liberation.fr/societe/2013/06/12/la-salle-de-shoot-parisienne-dechire-les-riverains_910295) ils véhiculent tout les clichés du drogué-méchant-qui-fait-peur (suivis de près par les crackers j’en conviens). La coke jouit d’une image beaucoup plus glamour (cf. Kate Moss) c’est aussi pour ça qu’on l’attribue plus facilement à la bourgeoisie. Pour moi ce texte sur les N.A nous montre bien les clichés qui circulent sur ces groupes supposément « différents », les bourges cokés vs les prolos sous héro, l’un rejette l’autre et vice versa. Ces clichés en théorie devraient disparaître dans ces réunions car si il ne s’agit pas des mêmes addictions comme vous dites c’est le même enfer non ?

  13. Tu l’as trouvé ton moyen de t’exprimer :) c’est ce blog, ce journal virtuel. Je trouve ça très bien que tu ai crée une 10 list, ça encourage, ça montre qu’on peut y arriver. Grâce à toi je dirai non quand viendra l’heure où l’on m’en proposera, continu d’écrire, tu as un public fidèle, tu nous importe :)
    • Take Care ♥•

  14. Je suppose que c’est comme les alcooliqueZanonymes qui , au passage n’ont rien d’anonyme surtout en province . C’est une horreur sans nom . Un tas de gens bien paumés , beurk . Et le psy qui se la joue , pauvre type que ce genre . Moi aussi je me suis enfui d’un tel lieu tellement ça m’a fait gerber . Pour se défaire de l’alcoolisme mais non nécessairement du vin ou de la bière (modérément ça reste des excellents breuvages) , je suis un traitement au Baclophène et en tout cas chez moi ça aide sérieusement . Au fait , ce dieu , je m’en suis débarrassé depuis tout gosse . Un poid en moins . Laplasse aurait répondu à Naboléon que dieu ne rentre pas dans son système de la mécanique céleste . Pour moi dieu c’est une hypothèse paranoiaque, nuisible à la vie .
    Quant aux moralistes de bas étages , ca finit par être fatiguant de les lire . Mérite même pas du mépris .

  15. Merci Juliette ! Tu es un cadeau ! Un bel exemple de l’égocentrisme du cocaïnomane, 2 ans et tu te permets de donner des leçons. Tu fais partie des gens qui ont arrêté de se droguer mais ….rien de plus. Reviens, les miracles existent bel et bien ;) Ton HISTOIRE est lamentable …..

  16. Salut Juliette. Je m’appelle Christophe. Je suis dépendant. Merci beaucoup pour le récit de ton expérience. Le programme de Narcotiques Anonymes fonctionne bien pour moi. J’en suis très heureux. J’ai beaucoup de gratitude pour ce que j’y trouve : je ne consomme plus, je n’ai plus d’obsession et je découvre un nouveau mode de vie. Revenons, ça marche !

  17. J’ai vécus la même expérience que toi en arrivant dans NA, comme un sentiment de ne pas être à ma place à cause de mon âge, mon statut sociale, etc… Mais en vrais je n’ai jamais vraiment été à ma place quelque soit l’endroit.
    Aujourd’hui je suis clean et j’me sens plutôt bien dans mes pompes, donne toi la chance de revenir. Certaines réunions peuvent être glauqui part moment, mais parfois la vie est glauque sans trop d’explications, certaines personnes sont pas mal bête et egotripée, mais la encore c’est la vie et NA n’est pas à l’abri des cons, mais souvent les réunions sont cool et inintéressantes. Il y deux réunions femmes, une réunion LGBT et même une réunion jeune le samedi soir. Bref je prêche un peux la bonne parole mais n’oublie pas que ca marche si on le fait marcher.
    Bonne continuation.

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