#Cocaine : 24 clichés d’Instagram

J’étais en train de mater le premier épisode d’une série américaine, quand une scène a soudain attiré mon attention. La fille tape une pointe de coke, seule, assise dans une grande baignoire, sans raison aucune. J’étais sidérée par l’idée de banalisation — allumer une cigarette aurait été du même enjeu. J’ai fait pause, capture d’écran et j’ai posté la photo sur mon Instagram.

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Voici comment j’en suis venue à fouiller l’appli, à la recherche de photos portant le hashtag #Cocaine (315000 publications) et #cocaïne (avec le tréma, donc français, 3400 publications). Je dois dire que j’ai beaucoup ri, j’ai eu un peu peur aussi. Je vous ai donc concocté une série de 24 clichés. A savoir, les photos appartiennent aux personnes qui les ont uploadées, je ne crédite en rien ces images (if someone recognize his instagram account, please send me an email with your contact and I will remove it, thank you!)

HASHTAG COCAINE : 24 CLICHES D’INSTAGRAM

La plupart d’entre eux sont des selfies de filles longilignes, des chats pataugeant dans la neige, des slogans propagandeurs,

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Quand on entre un peu plus dans le vif du sujet, on tombe sur des Instagrams de l’avant ou l’après prise. Pas de pudeur, ni de discrétion, tout le monde s’en fout. Les légendes sont souvent les mêmes, à coup de « super soirée » « cocaine mon amie » etc.

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Comme souvent quand on parle de coke, les people sont au premier rang. Mais Kate Moss peut désormais aller se ranger. Place aux nouvelles icônes : Lindsay Lohan, Lana del Rey ou encore Blanche Neige. La famille Hilton en prend elle aussi pour son grade, vu qu’une rumeur circule, l’accusant de s’être faite pincer le 10 septembre 2014 avec 400 kilos cachés dans le ranch (ici, un tweet instagrammé). Mais heureusement pour elle, elle ne serait propriétaire d’aucun ranch au Costa Rica.

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Sinon, avec le #cocaine, il y a la fête, avec beaucoup de ballons.

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On trouve aussi des conseils pour le lendemain, comme cette photo d’une sorte de brumisateur à l’eau saline pour décongestionner les narines éclatées par les rails. En légende, il était inscrit « #cocaine loll smh #sick », ce qui signifie plus ou moins : « #cocaine mdr j’ai mal au crâne #malade ».

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Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas donner ses coordonnées bancaires. J’ai recadré pour lui éviter un éventuel piratage, mais bon, peu importe, c’est sur son compte Insta.

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Quand la cocaïne n’est pas photographiée, certains s’essayent à la poésie.

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On retrouve les yeux, bien entendu, ces grandes soucoupes noires.

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Et puis, ça commence à vraiment se corser. Non pas que les clichés précédents soient dénotés d’une certaine gravité, mais avec les gangster armés, les valises remplies de cash, et la blanche empaquetée et prête à être livrée, on atteint un autre niveau. Quand je clique sur les profils, certains n’hésitent pas à ajouter à leur description le hashtag #drugdealer. Après tout, faut bien vendre, donc faut communiquer.

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J’avais oublié que les dealers donnent des noms aux poudres pour les différencier en fonction des dosages, coupages…

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Il est connu que les enfants soient eux aussi sur Instagram, souvent à leur insu. Mais moins avec les hashtag #coke ou #drugdealer qui suivent.

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Enfin, il y a ceux qui militent.

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Merci Instagram, tu as fait mon dimanche !

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7 commentaires

  1. Salut !
    Au grand hasard je tombe sur ton site.. enfin pas si grand que ça le hasard .. !
    Tu nous as fait, ou du moins m’a fait voyager à travers de longs rails de coke … Sans danger aucun, sans risque de tomber et avoir du mal à se relever.

    Amoureuse des nouvelles découvertes et sensations, je crois que malgré tout le mal qui peut s’en suivre de l’usage de cette poudre blanche ; le bien d’une ou deux fois est à expérimenter.

    Je te remercie tout simplement, chère Juliette.

  2. Bonne petite compilation qui donne une vue d’ensemble intéressante sur un phénomène dont on a tendance à rire mais qui devrait inquiéter

  3. Laissez tomber, j’ai lu par hasard quelques mots de votre blog et j’ai vite arrêté, vous ne savez pas ce qu’est la cocaïne, encore moi l’héroïne. Vous êtes encore jeune, mettez vous à la colle avec un bon p’tit gars de la banlieue parisienne ou une autre, vous serez à votre place. Quand on est dans la came, on ne l’est pas un pied dedans un pied dehors, on l’est et on l’a jusqu’au fond du cul. Avoir un ordi, une connexion Internet et prendre le temps de déblatérer ne correspond pas à la vie d’un camé ; dès qu’un camé à de l’argent, il file chez son dealer s’achète sa came et rentre très vite pour se l’envoyer droit dans les veines. Un camé s’enverra toujours sa dépouille avec une seringue ou shooteuse si vous voulez. (les trois quarts de vos propos sont du baratin probablement lu un peu partout sur Internet ou ailleurs), mais toucher à l’interdit rends les gens un peu mythomane, n’est-ce pas…
    J-P

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