Mois: mars 2015

Je ne veux pas dormir ce soir ! Trois solutions.

La coke séduit par son illusion de gommer la fatigue et nous faire tenir jusqu’à l’aube. Sauf que, quand on arrête la cocaïne, on veut nous aussi tenir parfois jusqu’à très tard dans la nuit… L’alcool finit toujours par nous rendre ivre et fatigué, et on cherche ce qui pourra rallumer cette lumière et nous booster encore des heures. Avant, je tapais une ligne. Aujourd’hui, j’ai trouvé trois solutions miracles, sans alcool et à base de plantes : quelques gorgées d’un de ces breuvages et je vous assure une longue nuit éclatante. En finir avec la poudre et les energy drinks à la taurine.

Le Club Maté
J’ai découvert le Club Maté il y a quelques années, dans un bar du XIe arrondissement, le Zéro Zéro. C’était un dimanche après-midi, il faisait vraiment beau et un DJ jouait derrière les platines. Quand on m’a présenté la bouteille, j’ai refusé, parce que je n’avais aucune envie de boire de l’alcool. Le mec a répondu « C’est sans alcool, goûte ! » je me souviens encore de cette première gorgée, pétillante feuille de Yerba sur la langue, avec sa finale un poil amer et son sucre très discret… et il booste à mort. Je ne jure plus que par lui !

Sur leur site on peut lire : « De nombreux articles préconisent le Yerba Maté pour lutter contre la fatigue mentale et physique, soulager les maux de tête et favoriser la perte de poids grâce à son effet «coupe-faim» naturel. La feuille est également recommandé pour stimuler les performances cognitives (mémorisation, perception, apprentissage). »

La Ginger beer
On pense souvent au premier abord que c’est une vraie bière, avec de l’alcool. Pourtant non, la Ginger beer est à base de gingembre, le meilleur anti-grippe que je connaisse. On trouve la Ginger beer dans des épiceries ouvertes tard le soir. Cette boisson pique un peu, son fort goût de gingembre réveille. Pour 1€ la canette, je vous la conseille vivement !

Le Matcha
C’est une poudre de thé très finement moulue, originairement utilisée pour la cérémonie du thé au Japon. Elle a des qualités anti-oxydantes, comme le maté. Il m’est souvent arrivé, après un diner copieux et un peu trop de vin rouge, de boire une tasse de matcha et de me sentir soudain éveillée. Finir une soirée avec ce thé est assez fantastique !
Il y a plusieurs méthodes pour le préparer. Pour ma part, je l’aime concentré. Il faut faire frémir l’eau à la casserole (et non bouillir), mettre une ou deux cuillères dans une tasse et verser l’eau en fouettant. Une mousse apparait, c’est doux et chaud. J’en bois souvent l’après-midi, ou en fin de journée quand je sais que je vais faire la fête. C’est toujours mieux qu’un café.
Petit bémol, il n’est pas toujours simple à trouver en magasin et plutôt cher (mais bon, ça restera toujours moins cher qu’un gramme de coke).

Si vous avez des idées de votre côtés, n’hésitez pas à nous en faire part.

« C. La face noire de la blanche »

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Chers lecteurs,

je dois avouer que mes mains tremblent un peu de vous écrire aujourd’hui. Voilà plus d’un an que vous me suivez et c’est avec une grande joie que je vous présente mon récit « C. La face noire de la blanche ». Il sera en librairie à partir du 12 mars 2015.

Je l’ai écrit à la manière d’un roman, la narratrice s’appelle d’ailleurs Juliette. Mais cela reste mon histoire, tout ce que j’ai traversé, de ma première ligne à 19 ans, jusqu’à l’arrêt définitif où je me suis sentie enfin délivrée de l’emprise de la blanche. Cela va bientôt faire deux années que je n’ai pas touché à une ligne de coke, et je me sens bien mieux. Tout ça c’est aussi grâce à vous, merci pour votre soutien et vos échanges, qui ont été une aide précieuse.

Je continuerai d’écrire ici, pour simplement partager encore, vous tenir au courant des événements aussi, et j’espère vous rencontrer à l’occasion. D’ailleurs, pour ceux qui sont à Paris le vendredi 27 mars, je signerai mon livre à la librairie L’oeil Ecoute (Paris 6) à partir de 18h.

Lolita-Sene-CQuatrième de couverture 
C’est la Chandeleur. Deux amies, que je n’ai pas vues depuis plusieurs mois, viennent passer l’après-midi chez moi. J’ai préparé des crêpes, on a ouvert une bouteille de cidre. Tout pourrait être tranquille, une partie de cartes ou simplement bavarder, mais je les sens ailleurs. Très vite, la cocaïne s’invite au centre de la discussion. Elles racontent combien elle était bonne, le premier dealer qui n’est pas venu, l’argent qu’elles se doivent. Je ne dis rien, je n’ai plus rien à dire sur le sujet. Muette, je les considère en sirotant mon verre. Elles finissent par sortir la poudre. « Ça te dérange si on se fait une ligne ? »

À travers le personnage de Juliette, Lolita Sene raconte ses années d’addiction à la cocaïne. De sa province natale à Paris où elle travaille dans l’événementiel, du monde euphorique de la nuit aux soirées en appartement, de son cercle d’amis à ses histoires d’amour, Juliette rencontre de la cocaïne partout. Soutien factice de la confiance en soi, celle-ci s’est considérablement banalisée. Comme les autres, Juliette sombre dans la dépendance. Portrait d’une génération sans cesse en représentation, avide de rêves mais désorientée, « C.» montre toute la détermination qu’il faut pour s’affranchir de cette drogue dure et redonner un sens à sa vie.

« C. La face noire de la blanche » aux éditions Robert Laffont / en librairie le 12 mars 2015

A très bientôt !
Juliette F. / ou Lolita Sene (enfin comme vous préférez…)