A propos

— mise à jour : nov. 2015

Blog fermé

Vous pouvez désormais me suivre sur mon site ou bien sur twitter @LolitaSene.

Moi Juliette F. est un blog personnel qui ne fait pas l’apologie de la drogue et qui n’incite en aucun cas à la consommation de substances illicites. Bien au contraire. Je relate ici ma traversée dans ce monde coké — de 19 à 26 ans — mais surtout j’explique comment j’ai réussi à m’en sortir.

J’ai maintenant 28 ans, j’habite à Paris, je suis passionnée d’écriture, de bons vins et de musique. Mon livre « C. La face noire de la blanche » est disponible en librairie et sur internet (éd. Robert Laffont). Merci à tous pour l’intérêt que vous avez porté à ce blog et au soutien que vous m’avez donné chaque jour.

Lolita

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35 commentaires

  1. Ton blog me bouleverse … Il est presque 10 heures je n ai pas dormi et ne suis pas fatigué … Tu te doutes malheureusement de la raison …

    Comme chaque jour depuis des semaines je suis conscient de tout . Ça a l air simple . Je voudrai tout stopper … Mais demain sera la même chose qu hier parce que derrière l illusion de maîtriser sa vie se cache la réalité de tous les jours . La vraie . Celle qui ne peut se cacher derrière les traces …

    Je rêverai d avoir une amie comme toi .
    Seuls les concernés néo lucides peuvent comprendre tout ça …

    L important c est pas la chute … C est l atterrissage ..

    1. Salut Christo… Moi j’ai réussi.. c’est tellement bon de maîtriser sa vie. Aujourd’hui je suis clean et je ne suis plus malheureuse … et ça c’est déjà magique.

  2. Bravo Juliette, c’est très courageux. Et tellement important de dire, de raconter. Parce que ca ne devrait pas être normal de prendre de la coke. Tu le fais bien, tu pourrais écrire un roman… Bien à toi. Marie

  3. Hello Juliette,

    J’ai découvert ton blog via Rue89 et je viens de le lire d’une traite. Il est très bien écrit, certains passages sont bouleversants.
    J’aurais voulu avoir ton conseil à propos d’un ami. Penses-tu qu’il soit possible de communiquer via mail?

    Peut-être à bientôt :)

    Mia

  4. Merci Juliette pour ce blog.
    Pour moi pas de clubs, pas de Paris, ni de coke.
    Des champs, des entrepôts, des enceintes, et toutes sortes de consommations.

    Enchantée, moi c’est Léa, 25 ans, 10 ans de polytoxicomanie « festive » en free party. Et un questionnement redondant sur mon rapport intime à l’ivresse quelle qu’elle soit, d’où qu’elle vienne.

    Alors c’est vraiment agréable de lire tes mots, qui ne tombent ni dans le mélo ni dans la leçon de morale, et qui dessinent avec justesse une dimension non-négligeable de la vie de notre génération. La part du diable.

    Continue à prendre soin de toi

    Léa

  5. Salut Juliette,
    J’ai parcouru ton blog et j’ai notamment lu avec attention ton article « 10 conseils pour arrêter la coke ». Je trouve ça courageux, fort, … Et cela sans dire que les autres, ceux qui n’ont pas encore réussi à franchir le premier pas qui va les mener à la libération, ne le sont pas ! Mais j’imagine que cela doit être un combat difficile (la décision, les premiers pas, les tentations, les éventuelles rechutes, …). Je te souhaite plein de belles choses ! Et surtout plus aucune ligne, jamais :)
    Je n’ai jamais touché à aucune drogue, mais je ne crois pas que les personnes qui se droguent sont des personnes « faibles » (dans le sens péjoratif du terme) en particulier (on a tous nos faiblesses – c’est ça qui fait qu’on est humain). Toutefois, ce combat vers la vie, quand il est engagé, ne doit pas être une mince affaire. Chapeau à toi. Et à tous ceux qui souffrent de cette addiction, je leur souhaite de se dire que leur vie sera VRAIMENT meilleure quand ils en seront sortis…
    Merci pour ton blog et tes partages.
    TAKE CARE.
    Reboubou

  6. Chère Juliette,

    Si j’étais moins timide, je vous proposerais sans doute de partager un jus de tomate dans le 10e arrondissement, ou une trentaine de bouteilles de bourgogne dans la forêt de Compiègne.

    En attendant, vous valserez sur ces lignes de Bernanos :

    Qu’importe ma vie ! Je veux seulement qu’elle reste jusqu’au bout fidèle à l’enfant que je fus. Oui, ce que j’ai d’honneur et ce peu de courage, je le tiens de l’être aujourd’hui pour moi mystérieux qui trottait sous la pluie de septembre, à travers les pâturages ruisselants d’eau, le cœur plein de la rentrée prochaine, des préaux funèbres où l’accueillerait bientôt le noir hiver, des classes puantes, des réfectoires à la grasse haleine, des interminables grand-messes à fanfares où une petite âme harassée ne saurait rien partager avec Dieu que l’ennui – de l’enfant que je fus et qui est à présent pour moi comme un aïeul. (…) Oh ! je sais bien ce qu’a de vain ce retour vers le passé. Certes, ma vie est déjà pleine de morts. Mais le plus mort des morts est le petit garçon que je fus. Et pourtant, l’heure venue, c’est lui qui reprendra sa place à la tête de ma vie, rassemblera mes pauvres années jusqu’à la dernière, et comme un jeune chef ses vétérans, ralliant la troupe en désordre, entrera le premier dans la maison du père.

    1. Ça oui. Mais dans ce cas vous ne publierez pas la présente réponse sur votre blog et m’écrirez directement un message sur mon adresse mail.
      Jean S., 27 ans

  7. Bonjour Juliette et bravo pour ton abstinence & pour ton blog qui est fort bien écrit !
    Je rebondis sur ta phrase « Malheureusement on ne s’en sort que seul » que j’ai lu sur ton blog, et sur ton conseil de ne surtout pas se rendre chez les narcotiques anonymes. Je trouve ces 2 points très discutables, et pas forcément recommandables aux personnes en difficulté qui vont passer ici, je me permets donc de formulr un avis divergent. Désolé par avance pour la longueur, libre à toi de supprimer/ne pas publier mon commentaire s’il te dérange, mais il me semble intéressant d’apporter un autre point de vue.
    En matière de traitement de l’addiction, qu’il s’agisse d’alcool, de cocaïne, d’héroïne (…), il est pourtant admis qu’on ne s’en sort jamais seul. Un postulat largement vérifié par tous les chercheurs / médecins et surtout par les dépendants, étant qu’en entreprenant un sevrage seul, on ne fait finalement que « tenir » (1 semaine, 1 mois, 6 mois, 1 an…), mais on ne parvient que très rarement à s’affranchir de toute forme d’addiction car on ne règle pas les problèmes de fond qui nous ont amené à consommer. Ce postulat ne s’applique bien entendu pas aux personnes qui sont devenues dépendantes par « accident », mais lorsqu’on observe la parcours des dépendants, on se rend compte que ces cas sont extrêmement rares… Ci-dessous, 2 raisons qui font qu’à mon sens on ne peut pas s’en sortir seul :
    1 – Les personnes qui deviennent dépendantes ne le deviennent donc presque jamais par hasard. Autrement dit, nous ne sommes pas tous égaux devant les drogues ou l’alcool, et les dépendances reflètent presque toujours des difficultés à gérer les émotions, voire des problèmes d’ordre psychologiques (manque affectif, anxiété, manque de confiance en soi, de repères familiaux et sociaux, peur de l’autre, peur de l’échec, problème de l’adulte surdoué, les troubles ne manquent pas!). Pour illustrer ce point : tu as certainement remarqué lors de ta phase « dépendante » que tu côtoyais des personnes partageant la même faculté que toi à se bourrer le pif de poudre de manière totalement frénétique, mais qu’il y avait également des personnes tout à fait capable de consommer épisodiquement sans tomber dans une addiction profonde, et sans que cela ne pose aucun problème au niveau de leur santé physique/mentale ou de leur vie sociale. Effectivement, certains produits sont plus addictifs que d’autres (héro et coke en tête), mais il est très rare de voir une personnalité totalement épanouie et équilibrée tomber dans une quelconque forme de dépendance, qu’il s’agisse de crack, de jeu ou de chocolat (puisque le processus neuro-trucs sont sensiblement les mêmes). Or, pour en revenir à la possibilité de s’en sortir seul, il est quasiment impossible d’apprendre seul à gérer ses émotions (puisqu’on parle de l’addiction comme de la « maladie des émotions »), de la même manière qu’on ne peut pas s’auto-psychanalyser en cas de trouble sérieux. L’intervention d’autres personnes compétentes et concernées (d’un point de vue médical = psy ou addictologue, et d’un point de vue empirique = ancien consommateur via les groupes de parole et d’entraide) semble donc indispensable pour les personnes souhaitant en finir avec la dépendance.
    2 – Toute personne souffrant de dépendance et étant sortie de ce fléau depuis longtemps le dira : on ne guérit jamais complètement, la tentation est toujours là (comme ton post de février 2014 qui l’illustre parfaitement), et la vigilance doit donc être perpétuelle, même s’il est bien entendu beaucoup plus simple de rester sobre lorsqu’on a touché à aucun produit depuis 15 ans que lorsqu’on a jeté sa dernière paille il y a 2 jours… Et dans ce cadre, le lien -même épisodique- avec d’anciens consommateurs, semble indispensable. Cela passe effectivement par ce qu’on appelle les « groupes de paroles », qu’il s’agisse des Narcotiques Anonymes ou pas (il en existe beaucoup d’autres, notamment en milieu clinique et médical). Alors effectivement, vu d’ici, ça semble pas très fun de se dire qu’il faudra aller se poser une fois par semaine et à vie dans un « mouvement d’anciens trucs », mais jusqu’à preuve du contraire, c’est bien la seule méthode viable. Pour fréquenter régulièrement ces mouvements, je sais qu’il n’est pas rare de voir de temps à autres débarquer une personne sobre depuis 15, 20 ou 25 ans, et qui passe simplement car elle sent qu’elle traverse une période à « risques ». On en voit également passer simplement pour prendre des nouvelles d’amis, mais d’une manière générale, on peut considérer que les abstinents gardent toujours un lien avec d’autres abstinents, afin de se prévenir de toute rechute.
    Il y a bien entendu quelques exceptions -et tu en fais peut-être partie- mais je trouve ça dérangeant d’affirmer qu’on ne peut s’en sortir que tout seul, car cela ne fera que conforter les dépendants dans leur solitude, leur culpabilité et leur désespoir. Bref, voilà pour mon bémol !
    Concernant les NA (Narcotiques Anonymes), qui appliquent grosse-modo la même méthode que les pochtrons anonymes, il est évident que d’une réunion à l’autre, et d’une ville à l’autre, tu trouveras des gens différents qui te correspondront plus ou moins bien. Un ami qui s’en est pour le moment sorti grâce aux NA (2 ans hors drogue et alcool à ce jour) et qui, voyageant beaucoup, fréquente des groupes dans plusieurs villes, me l’a confirmé : tu vois à chaque fois des personnes différentes, et s’il est possible de se sentir parfois en décalage -notamment au début comme ton anecdote assez drôle le relève- ces réunions deviennent plutôt bénéfiques avec le temps. La plupart des jeunes souffrant de dépendance alcoolique et qui ont déjà poussé les portes des poivrots anonymes diront la même chose : difficile de se trouver un point commun avec Roger qui a 55 ans d’alcoolisme au compteur et qui a tout perdu à cause de ce poison, lorsqu’on en a 25 et la vie devant nous… De là à dire que ces groupes sont nuisibles, cela me semble être un jugement erroné. Ce qui est important par contre, est de rencontrer dans ces mouvements des personnes aux parcours, personnalités ou sensibilités relativement similaires aux tiens (d’où le parrainage mis en place dans ces mouvements). Et cela peut prendre un peu de temps en effet, notamment pour les plus jeunes. Pour terminer sur l’utilité de ces groupes d’entraide et de dialogue, en partant du principe que les dépendants sont des personnalités à la sensibilité à fleur de peau, on y rencontre des personnes qui, une fois la carapace désossée et l’égo lavé (cf ton anecdote : « mon cas est vachement plus grave que le tien alors boucle là petite bourgeoise »), se révèlent souvent magnifiques, drôles, créatives, et de très bonne compagnie !
    Enfin, dans la série « non, on ne s’en sort pas seul », ajoutons à l’arsenal à disposition des accros de tous poils, les nombreux CSAPA (Centres de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie), présents sur tout le territoire, dispensant des suivis médicaux et psychologiques de manière gratuite et anonyme, et qui sont une aide formidable pour toute personne souhaitant sortir de ses dépendances. Là encore, d’un centre à l’autre, les personnalités et méthodes peuvent être différentes, aussi ne pas hésiter à en essayer plusieurs, où à revisiter plus tard un CSAPA avec lequel cela ne s’était pas très bien passé : ce qui ne marche pas à une période de notre vie peut très bien fonctionner plus tard. Pour ma part, c’est dans l’un de ces centres que j’ai eu la chance de rencontrer une personne absolument extraordinaire qui m’a permis d’amorcer un retour à la vie, et d‘une manière générale d’aborder les choses sous un angle super positif là où j’étais tout simplement coincé au fond d’une impasse, incapable de m’en sortir. Je lui en suis bien entendu éternellement reconnaissant.
    Pour le reste, ton blog est magnifiquement bien écrit et reflète une sensibilité et finesse d’esprit hors-normes (trait commun à de nombreux dépendants, eh oui!).
    Je te souhaite beaucoup de réussite dans cette nouvelle vie que tu t’offres.

  8. Hey,
    Tu vient surement de me sauver, 18ans étudiante en art avec une pote accro à qui j’ai promis de tester la prochaine fois (déjà essayé plusieurs trucs mais jamais la poudre)… Et là j’ai la boule au ventre et un peu des picotements dans la tête, je veux plus.
    Je sais que ce sera pas définitif mais là, au moins ce que tu as écrit se sera gravé dans ma tête pour un bon bout de temps. Alors c’est surement con mais merci.
    T’écris aussi super bien et t’es une nana top avec pleins de courage en toi !!

  9. Chère Juliette,
    Merci, et mille fois merci! Non consommatrice, mais la malheureuse spectatrice de la descente et de l’ineptie de la vie de certains de mes proches, tu m’aides à ne pas me sentir « anormale », même si entre nous, c’est un combat tout aussi difficile que de passer en permanence pour « madame balais dans le cul ». Je te jure que c’est pas évident et comme tu dis, en surfant sur le net, tu ne trouves que des pages de prévention au rabais, des témoignages larmoyants, ou carrément l’apologie de la « drogue de l’artiste », alors qu’elle ne fait que te saper 20 ans de ta vie… J’ai pas l’habitude de dire ça, encore moins à des gens bien plus jeunes que moi, mais tu es ma bouée en week-end, avec ta comparse Manon, et c’est à vous que je ne connais pas que je me raccroche pour me dire que je n’ai certes pas de balais dans le cul (pour commencer), et que je n’ai pas tort: c’est de la merde. Et ce n’est que souffrance, même quand tu n’y touche pas, c’est dire… des hectolitres de larmes chère inconnue, des hectolitres pour ce que j’aime et qui sont partis, ou qui flinguent leur vie, et la mienne, par la même occasion. Alors: MERCI!

  10. Chère juliette,
    Je pourrais écrire des pages entières sur mes addictions passées. Je me retrouve en toi dans beaucoup de points..Une jeunesse perdue, avortement, amour impossible, l’inconnu, la découverte, les flahs, les fourmillements jouissifs, la perte de mémoire, la passion, l’expérience, les trous noirs, les nuits blanches, l’excitation, les paillettes, la musique, les amis, les faux amis, les interessés, puis la solitude et la descente aux enfers.. Mais une question me reste en suspend, comment prendre de la coke des années, sans prendre d’héroine pour enfin..dormir

  11. C’est bien tu avais au moins peur de quelquechose.. Moi, blanc ou marron..je ne voyais pas la différence.. aujourd’hui je suis clean et je suis heureuse..ou plutôt je ne suis pas malheureuse et c’est déjà beaucoup. Ca fait maintenant plusieurs années que j’ai tout arrêté, seule. Tout le monde peut y arriver avec beaucoup de volonté et un départ à zéro. J’ai tout changé : ville, amis, travail. Ces années de défonse m’ont permis de comprendre ce qui est important dans la vie; ca m’a permis de toucher le fonds pour remonter plus haut et accepter la vie comme elle est. « On est pas là pour rigoler tous les jours »… Etre heureux c’est un travail à plein temps. Aujourd’hui je veux un bébé..

  12. Hello Juliette F,
    Un petit message simplement pour saluer ton initiative, et puis j’ai bien aimé le style,
    Tu sembles être une personne pleines de ressources,
    Je te souhaite une bonne continuation pour la suite,
    félix

  13. L’impression de me lire, de lire mes pensées, de revivre ma vie à travers ces huit années de la tienne. La douceur d’une vie saine, d’un réveil de bonne humeur, de ne plus avoir cette pensée hyperactive et persécutante de cocaïne à chaque instant de sa journée, au détour de chaque personne croisée.
    Merci Juliette.
    Alice, 26 ans.

  14. Je tenais à te dire que ton blog est vraiment très touchant, 4ème fois que je le lis et j’en suis encore bouche-bé. Tout d’abord ton histoire est sincère et touchante mais tu l’écris d’une façon splendide, j’ai vraiment hate de lire la suite car ton histoire me passionne, je pense que tu as le talent pour écrire un livre. Je tenais aussi a te dire que ton histoire me touche, car petit à petit je vois des amis sombré dans le cercle infernal de la drogue, et je me sens tellement impuissante et lire se blog me permet d’essayer de les comprendre en tant que drogué et que jeunes à la recherche de folies toutes les nuits.
    Félicitation pour ton arrêt avec la drogue.

  15. Bonsoir Juliette,
    Bravo pour ce que tu as fait, il faut beaucoup de courage, je sais de quoi je parle. Je me retrouve beaucoup dans tes écrits, malheureusement je ne suis pas aussi forte que toi pour prendre le dessus.

  16. Bonsoir Juliette,
    Je ne tente pas d’usurper la place de quiconque en laissant ce commentaire : je suis jeune, je ne me drogue pas et n’ai jamais essayé « juste une fois pour voir ». Je ne connais finalement pas encore grand chose de la vie. Mais je vois certains de mes amis se rapprocher petit à petit du gouffre des drogues dures parce que tout ce qu’ils ont commencé à 15 ans ne leur fait plus rien. Et je vois le monde, les grandes villes et ceux de notre génération en souffrir et oublier leur santé, leur famille mais également ce à quoi ils contribuent, de plus grand et de plus sombre à l’échelle du traffic mondial. Je n’ai jamais eu l’intention de tester, et lire ce blog m’a fait prendre conscience que ce qui n’était que du désintérêt à l’égard de la poudre se transforme en peur mêlée de dégoût pour cette substance qui cause tant de ravages. Tu viens sûrement de sauver mes années futures si un jour l’occasion s’était présentée : maintenant je sais que je ne pourrai pas me dire, « de toute façon une fois ça n’engage à rien ».
    Merci donc, si seulement mon entourage pouvait prendre le temps de lire ce petit bout de ta vie (que tu arrives à la perfection à décrire avec les mots justes, sans débordements ni froideur), avant de consommer.
    Félicitations pour ce que tu as accompli, à la fois en arrêtant et en ayant la force de rendre ton expérience publique.
    Bonne chance pour la suite, la vie a l’air de pouvoir être merveilleuse, c’est agréable de se dire qu’on en profitera !

  17. Bonsoir Juliette et merci pour ce blog que je relis chaque jour lorsque j’ai envie de craquer. Deux années de consommation pour moi et j’en suis à mon 11ème jour d’arret. Je consommais 2 grammes par semaine en 2 ou 3 fois par semaine. La plupart du temps le soir mais à trois reprises dans la journée et seule chez moi. Il est temps pour moi d’arrêter car je constate depuis un certain temps une inversion de l’effet. Perte de confiance, d’energie, de joie de vivre, perte de motivation, isolement.. Mon problème c’est surtout de réussir à me raisonner pour rentrer à la maison car je suis une fetarde invètèrée, j’adore faire la fête jusqu’à l’aube . J’ai constaté que c’était princiaplement l’alcool qui déclenchait mes envies. D’ailleurs je ne parvenais plus à dissocier les deux. la semaine dernière j’ai donc commencé à modifier mes habitudes . Mercredi soir j’étais invitée chez des amis très fetards , j’ai résisté au produit mais par contre l’alcool m’a eu, j’étais vraiment bourrée :-) au moins l’avantage supplémentaire c’est que l’arret de la cocaine vous oblige également à moins boire. Je suis rentrée à 3h du matin alors que j’aurais pu encore continuer jusqu’à 11H du matin si j’avais craqué.J’étais très fière de moi. Jeudi soir j’ai diné au resto avec des amis et ensuite au lit. Vendredi soir couchée à 1H , samedi idem , j’ai profité en fait de mon week end pour faire du sport, me balader et voir le jour ça change. je suis même sortie dimanche après midi pour prendre un verre chose qui ne m’arrive jamais !! J’ai vraiment apprécié cette semaine ou je ne me suis pas réveillée à 16H de l’après midi sans energie, sans envies;-) bref Juliette, je sais que tu comprends tout à fait de quoi je parle. J’ai constaté que j’étais beaucoup plus attentive à ce qui se passait autour de moi, j’étais plus joyeuse, plus pertinente et j’avais plus de conversation, plus de choses à dire. Pour l’instant que du positif et pourtant j’aimerais comprendre pourquoi ce produit m’obsède autant. Je n’arrête pas d’y penser. Le fameux craving dont j’ai tant entendu parler. Je dors beaucoup depuis l’arret . 10H par nuit et je suis crevée mais zen. Je me sens bien, calme et beaucoup plus sereine et pourtant je pense à ce truc qui me fait du mal. Ca m’a déja couté beaucoup et ça a forcemment eu un impact sur mon entourage. Nous avons commencé tous à peu près en même temps à en prendre et pour ceux qui en prennaient déja autour de nous, le phénomène nous a rapproché d’eux. Par la suite toutes les nouvelles personnes que j’ai pu rencontrer en consommaient. Hasard ? Non bien entendu :-). Je sais qu’il faut que j’évite le plus possible les soirées. De toute façon c’est une bonne chose car je me rend compte que je m’ennuyais et que je n’ai plus envie de ça. Je n’ai plus envie de me mettre la tête à l’envers et en même temps ça me fait tellement bizarre de me sentir clean que j’ai un besoin irréversible de salir tout ça !! c’est très paradoxal. Je vais avoir de nombreuses tentations et obligations (anniversaires des potes et autres évènements) , je sais que la route est longue que je marche sur un fil mais si j’arrive à faire sans encore trois fois, je pourrai me dire : Ca n’est pas elle qui me domine. Je suis une personne interessante, positive, rayonante et je n’ai pas besoin d’aller me mettre un trait de coke dans le nez toutes les heures dans des toilettes glauques pour me rassurer.
    Encore merci Juliette.

  18. C’est dur mais quand on veut on peut. Si t’en as marre de blaguer/bloquer pardon bloguer haha je peux te relayer en mode ‘le quotidien vers la liberation » pendant que tu écris ton bouquin.

    Franchement il est temps d’arreter pour ma part.
    1- qualité en chute libre sans baisse de prix.

    2- vendeurs non consommateurs donc qualite zero

    3- horaires aproximatifs et extos incompréhensibles si tu as plus de 11 ans. Mes préférés: « jaten la voiture’ ‘sijvai venir après’ ou encore ‘ne sa peu être 10mn ou 1h »)
    Franchement moi je dis stop

  19. Juliette, je viens de découvrir ton blog, je ne suis pas consommatrice de drogues dures, de la beuh rien d’autres mais ce que tu écris m’a retourné, c’est vraiment merveilleux qu’il existe des gens comme toi, qui donnent du courage à d’autres, encore enlisés dans cette merde.
    Je n’ai jamais connu cette descente aux enfers, d’abord peut-être parce que je baigne moins là dedans, et que là où je vis la c n’est pas si répandu mais je n’ai pas envie de la connaître, tu m’a ôté l’envie d’y toucher. Je ne peux pas nier le fait d’avoir déjà été tenté, mais je suis heureuse d’avoir refusé, d’être lucide en ce moment même.
    Et j’espère que ceux qui n’arrivent plus à en sortir arriveront un jour au bout du tunnel et remonterons la pente.
    La drogue comme tu le dis si bien rend la vie plus belle quelques heures mais la réalité nous rejoins vite, et ça m’attriste que tant de personnes voient leurs vies bousillés parce qu’au départ, ils cherchaient juste un peu d’évasion.
    Hâte de lire ton livre et j’espère que toi ça va.

  20. Juliette,
    Je suis tombée sur ton blog par le biais d’un article Konbini et l’ai lu d’une traite, par ordre chronologique.
    Je tenais à te féliciter pour ton courage.
    Je ne prends pas de drogue dure mais me voilà bien décidée à ne jamais y toucher. Merci. Et je te dis merci de la part de toutes les personnes qui, comme moi, ne goûteront pas à ce cauchemar. Merci de nous faire connaître le pire dans ce qu’on aurait tendance à naïvement vénérer.
    Bien sûr, tout le monde en connaît les conséquences. Bien sûr, tout le monde sait quelque part que le mot « drogue » ne désigne pas quelque chose de bon. Mais tes mots et ton expérience sont le témoignage d’un cas réel, d’une personne x qui pourrait être n’importe qui, qui pourrait être de notre entourage, qui pourrait être nous. Et c’est ça qui fait la différence. Les faits ne sont plus des chiffres ou des études menées par des spécialistes (bien que je ne dénigre par leur fonction). Les faits sont bien réels. Ainsi, on oublie le fameux « ça n’arrive qu’aux autres ».
    Je te parlais plus haut de courage, et ce mot n’est pas sans importance. Révéler (même anonymement) au public ses propres vices, bien qu’ils puissent être passés, c’est une difficulté que peu de gens peuvent affronter. Et encore faut-il qu’ils se rendent compte de ces défauts. Ainsi je te félicite. Bravo d’avoir retrouvé cette fille brillante que tu étais.
    Je te souhaite encore beaucoup de courage pour la suite.
    Je lirai ton livre, avec grand plaisir.

    PS : « Moi Juliette.F » est-il une référence au livre « Moi, Christiane.F, 13 ans, droguée, prostituée… »? Livre que j’ai lu et que je conseille à tous, par ailleurs.

    1. Tout a commencé un peu avec phrase que tu as écris « naïvement vénérer » tout part de là.
      En effet mon blog fait référence au témoignage de Christiane F, que j’ai lu plusieurs fois à l’adolescence. C’était une manière assez simple de se cacher derrière un pseudo et de donner le ton du blog :) merci et à bientôt !

    2. Je viens de faire exactement la même chose que toi en partant d’un article sur la consommation de cocaïne à Berlin sur Konbini (tu parles bien de lui ?).
      Je pourrais récrire au mot près ce que tu dis dans ton commentaire, mais ce serait inutile. Donc à défaut, merci beaucoup Claire pour tes mots!

      Et bravo à toi Juliette (le prénom de ma copine, ça me touche encore plus!), tu inspires le respect!

  21. Salut à toi Juliette, et autre lecteur qui lirait mon commentaire;

    En tant que fille « sage » qui ne touche pas particulièrement aux drogues, je suis forcée de constater que j’ai l’impression d’être la seule a etre encore choquée par cette banalisation, que ce soit de la coke, au cabanabis et même l’alcool. Parfois les articles que j’ai lu m’énerve profondément car ils me rappellent a quel point les gens comme toi (avant d’arreter) mzprisent les autres car on ne prend rien. Ça m’énerve cette société ou t’es obligée de faire comme tout le monde -boire, te droguer- sous peine de passer pour une merde, une pauvre fille coincée qui connait rien à la vie. Comme tu as dit dans un article, ça ne devrait pas être normal de ce coker un dimanche apres midi, mais comme les gens le font autour de toi c’est toi qui passe pour « l’anormale ». Et je pense que c’est ça qui pousse beaucoup de jeunes a commencer malheureusement. Pour « etre quelqu’un », faire partie de la bande. C’est pas parce qu’on ne prend rien qu’on est une pauvre merde, hasbeen, pas digne d’adresser la parole. Merci. Et comme tu m’as si bien dit: SOYEZ DIFFÉRENT !

    1. Bonsoir à tous!

      @ClaCmoi ==> Je suis bien d’accord avec toi sur ce que tu écris à propos d’être « obligé de ».
      Obliger de se droguer, obliger de boire, de fumer. « Obliger de » pour être accepté.
      Et ceci est valable dans les deux sens.
      Pour ma part, je n’ai jamais été amateur d’alcool. J’ai toujours détesté cela. Vraiment. Ça ne me fait pas plaisir. Je n’aime pas le goût, l’état d’ivresse, tout. Tout ce qui se rapporte à l’alcool en vérité.
      Je me suis même demandé, plus jeune, si « j’étais normal » tellement l’Alcool est un lubrifiant social répandu et presque obligatoire. Être bourré(e), casser des trucs, prendre la voiture en état d’ivresse, vomir n’importe où…c’est devenu d’une banalité affligeante.
      C’est d’ailleurs pour cela que je me drogue et que j’ai toujours préféré les drogues. Plus subtiles. Plus de sensations. Nous sommes en plus dans un pays ou la culture est très forte autour de l’alcool. Les gens ont même du mal à croire (alors que c’est scientifiquement prouvé) qu’une consommation d’Alcool élevée/fréquente est plus nocive qu’une consommation d’Héroïne irrégulière/anecdotique.
      Parce que OUI, l’Alcool fait partie des drogues les plus toxiques. C’est comme ça, c’est indiscutable. Biens sûr se pinter la gueule tous les week-end n’est pas non plus quelque chose d’alarmant ou de super grave, mais ce n’est pas si sain que cela. L’alcool n’est pas si inoffensif que cela.
      Alors évidement personne n’est obligé de se déglinguer la tête pour être digne d’intérêt, les gens qui sont sobres, ou vierges de toutes drogues sont libres de faire ce qu’ils veulent, c’est leur droit. Chacun doit trouver son bonheur comme il l’entend. Mais il est vrai que tout ceci se banalise, encore et encore, et tout devient plus normal, la norme est installée, et si l’on ne la respecte pas, on passe pour quelqu’un de « bizarre », presque un « paria ».

      Et dans 90% des cas, on est, souvent, obligé de boire, de boire, et encore de boire, de participer à leurs jeux à la c… d’alcool, pour discuter, pour s’intégrer, pour être accepté.

      Les gens font ce qu’ils veulent, chacun s’amuse comme il l’entend. Je respecte cela. Mais il est hors de question que je me force à boire parce que « c’est comme ça », parce que « c’est marrant, c’est cool ». Non. Ça ne me fait pas rire, ça ne m’a jamais fait rire, et ça ne me ferra jamais rire. Je n’oblige personne à se droguer, mais qu’on ne m’oblige pas à m’arrêter de me droguer, cela marche dans les deux sens la tolérance.

      C’est donc pour cela que je me drogue, en douce, sauf avec quelques amis qui, comme moi se droguent, j’opère dans l’ombre, je sniffe mes traces pendant qu’ils sont tous en train de se bourrer la gueule en gueulant.
      Et comme ça, tout le monde est content, j’y trouve mon compte.

      Et lorsque j’ai un « rencard » avec une fille au bar, et qu’elle se moque de moi parce que je prends un petit jus de fraise, je m’éclipse aux toilettes me mettre de gros rails. Si elle savait…

      Jibé

  22. Salut Juliette,
    J’ai lu ton livre, et je l’ai trouvé très bien écrit, mais aussi très intéressant !
    Je me suis vraiment retrouvée, lorsque tu parles de ton histoire d’amour la plus forte ( la première), et ça m’a vraiment émue. Comme toi, je pense que lorsqu’on est jeune on a du mal à trouver qui on est vraiment et où l’on veut aller. Alors on se réfugie dans l’alcool ou les drogues addictives pour ne plus y penser et pour simplement se sentir bien, chose qui ne fait que repousser l’échéance et rendre ton âme vide…
    En tout cas, je te félicite d’avoir pris la bonne décision et t’encourage à continuer dans cette voie!
    I.

  23. Salut Juliette,
    J’ai lu ton livre, et je l’ai trouvé très bien écrit, mais aussi très intéressant !
    Je me suis vraiment retrouvée, lorsque tu parles de ton histoire d’amour la plus forte ( la première), et ça m’a vraiment émue. Comme toi, je pense que lorsqu’on est jeune on a du mal à trouver qui on est vraiment et où l’on veut aller. Alors on se réfugie dans l’alcool ou les drogues addictives pour ne plus y penser et pour simplement se sentir bien, chose qui ne fait que repousser l’échéance et rendre ton âme vide…
    En tout cas, je te félicite d’avoir pris la bonne décision et t’encourage à continuer dans cette voie!
    I.

  24. Bonjour Juliette,
    Ton blog m’a permis d’enfoncer des portes déjà ouvertes chez moi sur les addictions en général, auxquelles je suis sujet un peu trop aisément. Par chance dans la classe moyenne banlieusarde la C se démocratise assez peu, dans un milieu comme ceux dont tu parles j’aurais surement les narines enfarinée au moment où j’écris le message…

    Super blog, bien écrit (sans être trop élitiste), parfait pour un samedi au travail sans envie particulière.

    Bonne continuation.

  25. Merci pour votre blog et surtout votre livre bouleversant mais tellement vrai … tous ces mots, ces émotions …
    Les deux me sont d’une grande aide et soutien au quotidien j’espère juste qu’ils feront autant écho à moi qu’à mon amour pour que nous puissions vivre à nouveau comme avant :(

    Belle et douce continuation à vous en espérant en faire bientôt de même.

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