« C. La face noire de la blanche »

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Chers lecteurs,

je dois avouer que mes mains tremblent un peu de vous écrire aujourd’hui. Voilà plus d’un an que vous me suivez et c’est avec une grande joie que je vous présente mon récit « C. La face noire de la blanche ». Il sera en librairie à partir du 12 mars 2015.

Je l’ai écrit à la manière d’un roman, la narratrice s’appelle d’ailleurs Juliette. Mais cela reste mon histoire, tout ce que j’ai traversé, de ma première ligne à 19 ans, jusqu’à l’arrêt définitif où je me suis sentie enfin délivrée de l’emprise de la blanche. Cela va bientôt faire deux années que je n’ai pas touché à une ligne de coke, et je me sens bien mieux. Tout ça c’est aussi grâce à vous, merci pour votre soutien et vos échanges, qui ont été une aide précieuse.

Je continuerai d’écrire ici, pour simplement partager encore, vous tenir au courant des événements aussi, et j’espère vous rencontrer à l’occasion. D’ailleurs, pour ceux qui sont à Paris le vendredi 27 mars, je signerai mon livre à la librairie L’oeil Ecoute (Paris 6) à partir de 18h.

Lolita-Sene-CQuatrième de couverture 
C’est la Chandeleur. Deux amies, que je n’ai pas vues depuis plusieurs mois, viennent passer l’après-midi chez moi. J’ai préparé des crêpes, on a ouvert une bouteille de cidre. Tout pourrait être tranquille, une partie de cartes ou simplement bavarder, mais je les sens ailleurs. Très vite, la cocaïne s’invite au centre de la discussion. Elles racontent combien elle était bonne, le premier dealer qui n’est pas venu, l’argent qu’elles se doivent. Je ne dis rien, je n’ai plus rien à dire sur le sujet. Muette, je les considère en sirotant mon verre. Elles finissent par sortir la poudre. « Ça te dérange si on se fait une ligne ? »

À travers le personnage de Juliette, Lolita Sene raconte ses années d’addiction à la cocaïne. De sa province natale à Paris où elle travaille dans l’événementiel, du monde euphorique de la nuit aux soirées en appartement, de son cercle d’amis à ses histoires d’amour, Juliette rencontre de la cocaïne partout. Soutien factice de la confiance en soi, celle-ci s’est considérablement banalisée. Comme les autres, Juliette sombre dans la dépendance. Portrait d’une génération sans cesse en représentation, avide de rêves mais désorientée, « C.» montre toute la détermination qu’il faut pour s’affranchir de cette drogue dure et redonner un sens à sa vie.

« C. La face noire de la blanche » aux éditions Robert Laffont / en librairie le 12 mars 2015

A très bientôt !
Juliette F. / ou Lolita Sene (enfin comme vous préférez…)

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14 commentaires

  1. Belle couverture! Bravo pour ton parcours, ca donne espoir! et je mempresse de le commander
    Bonne journee
    Laure

  2. J’ai adoré ton livre ! L’écriture, l’histoire… Certains passages m’ont fait l’effet d’un séisme émmotionel, il y a tellement de similitudes avec mon vécu… La route est longue mais tu redonnes de l’espoir. Bravo

  3. Bonjour Juliette,

    Voilà maintenant plusieurs mois que je te suis et j’apprécie toujours autant te lire. Je suis tout de même frustrée de venir jeter un oeil sur ton blog parfois et de ni voir aucun billet pendant plusieurs semaines ; je les attends toujours avec impatience.

    J’ai acheté ton livre le jour de sa sortie et je l’ai lu en 3 jours. J’ai été touché par tes deux histoires d’amour, et j’avoue avoir même versé une larme (sûrement même plus d’ailleurs). Ton témoignage est touchant et on y retrouve diverses anecdotes de ton blog (bien que je trouve que tu décris mieux certaines d’elles dans tes billets que dans ton livre – notamment celle sur ton expérience aux narcotiques anonymes). Mais j’apprécie le fait que les deux formats se complètent également.

    Je fais partie de ces jeunes, qui en soirée, « tape ». Bien que je ne sois jamais tombée dedans réellement. Cela reste festif et comme la fête s’est interrompue pendant plusieurs mois, j’ai pu constater que je n’avais aucun manque et que je n’y pensais d’ailleurs jamais hormis quand je commençais à être saoule. J’avoue y apprécier l’effet qu’elle procure, cette montée si agréable (avec malheureusement les descentes un, ou même deux jours après quand les afters ont été trop gourmands).

    Ton témoignage est en tout cas une preuve que « quand on veut, on peut ; et quand on peut, on doit ». Lire ton désespoir à certaines périodes de ta vie m’a également donné des frissons dans le dos. Ton histoire m’a aussi fait réfléchir sur la mienne, bien que les problèmes soient différents. Et je pense qu’elle aidera (et c’était déjà le cas avec ton blog) de nombreuses personnes ayant touché le fond.

    Le message que tu transmets donne espoir, et à l’heure d’aujourd’hui c’est ce dont tout le monde a besoin.

    Bonne continuation à toi

  4. Merci, apres avoir lu les commentaires d autres postes, je me situe a un point ou je ne me sens pas en danger mais presque ( car pour l’instant, prendre et acheter de la coke n a jamais empiete sur d autres budgets tels que restaus, voyages, sorties… ni sur ma vie pro ou perso) mais j en suis a la limite car j’y pense enormement, jen reve parfois la nuit, bien que j’ai l »impression de garder le controle, comparé aux histoires des commentateurs ( Je suis a 1 g ou 2 par semaines, quand je lis les personnes qui en sont a 3 par jour!). Les gens sur ce blog ne parlent pas trop du contexte ou ils en prennent et des effets, ni de lescalade. A lire les certains commentaires, j’ai l impression qu on ne parle pas de la meme drogue.

    J ai mis 4 ou 5 ans avant d’arriver a en prendre de facon organisée ( pendant 4 ou 5 ans, c etait quand on m en proposait mais je n y pensais jamais ), puis tres rapidement en qqes mois, ( je ne comprends pas pq) j ai commence a en acheter pour les grosses soirees, puis c est devenu systematique en soiree et la meme parfois en journee: Je commence a prendre reellement conscience du probleme car j’en prends trop souvent, hors contexte festif, et sil me reste je ne peux pas resister je le prends ( alors que les effets sans alcools sont tellement moindres, et que si je ne bois pas et que je n’en ai pas, ca ne me manque pas, mais si j’en ai je la finis, ce qui est assez recent. Mais pourquoi?

    J aimerais comprendre ce que les gens trouvent dans cette drogue, comment continuer son mode de vie sans etre tente. C est a dire ne pas devoir se priver des sorties et des « etats seconds » que personellement je recherche et qui ( C est triste a dire) m’aident ( parfois voire souvent) a prendre du recul sur ma vie, reflechir sans peur et sans ancrage dans les aspects materiels et confortables du quotidien que l’on s est cree .

    Les reflexions que je mene quand j ai bu et pris de la coke souvent m’aident a voir les choses d une perspective differente, une sorte de recul que l’on ose pas avoir lorsque on est sobre par paresse mentale et par peur des consequences qu une reflexion de ce genre pourrait soulever car c est bien plus facile et confortable de ce contenter de ce qu’on a sans considerer les options que l’on pourrait avoir ( politique de l’autruche, solution de facilite, trop de choix tue le choix, imbecile heureux et j’en passe).

    Quand je bois et prends de la coke, j ai limpression de mener une reflexion avec toutes les cartes en main, je mene l examen de consience au bout, et je realise les choses a changer pour etre en accord avec moi meme sans peur des habitudes, ni du confort du cocon que l on sest cree. Contrairement aux pensees sous alcool seulement qui le lendemain sont souvent sans ni queue ni tete, sous alcool et coke ces reflexions ont encore tout leur sens le lendemain. Mais bien sur avec la sobriété reviennent les peurs du changement, les excuses pour repousser la prise d action et la consideration de limpact sur sa vie ( Est ce qu on est pret a jeter un pave dans la mare de sa vie ou accepte on les compromis) mais pas toujours et la certaines des décisions que j’ai prises ces deux dernieres annees ont été soulevees et reflechies sous coke et puis reconsiderees et validées sobre. Le mauvais cote de la cocaine ( hysterique, a parler bcp et fort, insupportable du a lexces de confiance) en société est tempéré pour ma part aux benefices quand je suis seule : Pour resumer un recul par rapport a sa vie ( en general pour les problemes profonds et en particuliers sur certains elements de la semaine) qui permet d elargir les options car on a une conscience exacerbee des sentiments et ressentis mais aucune peur des consequences et on ressent la decision qu’on prendrait si on etait libre de toute attache ( materielle, sociale et culturelle), a reconsiderer le lendemain car bien sur, le materiel, les conventions sociales sont importantes aussi. On fait les compromis en connaissance de cause.
    Cest l’aspect pour ma part le plus addictif, mais effectivement quand j’ai bu,une petite trace me permet de me booster, de me retablir. Donc un grand merci pour ces conseils, je vais les tenter pour l aspect festif ( je sors bcp et j aimerais reussir a sortir jusqua 5 heures sans coke)
    Quand a laspect « philosophe » que me procure la coke, si certains ont des conseils je suis preneuse!

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